( r8r )
Coligny sc justifia complètement, & que Poltrotdit en tout autant de termes , quand on lui lutíès réponíès, Quant à Beçe , a dit ledit Poltrotque cela est faux : il le répéta dans un autre inter-rogatoire devant le premier Président ; 8c Pol-trot , fur le point de mourir , déchargea encorede nouveau De Beze de cette absurde accusation.Enfin , j'ajouterai qu’après cet événement DeBeze séjourna souvent en France j ce qui ne luisuroît pas été permis s’il avoir été coupable decet assassinat par ses conseils, comme on s’estplû à l’insinuer : d’ailíeurs , il paroît que DeBeze fut parfaitement lavé de cette calomnieuseimputation, puisque , dans son siecle, ses enne-mis isolèrent pas la rappeler, Sc que c’est seu-lement dans celui-ci qu’on s’est égayé à rappelercette fausseté, parce qu'on croyoit que De Bezemanqueroit de défenseurs , ou parce qu’on aimaginé qu’il seroit plaisant de charger un Ecclé-siastique respectable d’un infâme assassinat.
C’est encore sans doute dans de pareilles vuesque l’on s’accorde à faire un crime impardonnableà De Beze d’avoir composé íès Juvenilìa , ouses poésies hitines, dont quelques-unes font à lavérité très-indécentes, 8c dont quelques aufresfont trop anaeréontiques ; les catholiques - ro-mains sur-tout en ont fait í’objet de leurs cen-sures Ics plus violentes. Mais , en convenant