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Cap. XI, Vers. ro, Noli altum sapere ; íl ajoutadans quelques éditions , sed tirne.
Pour rendre ses éditions plus correctes, Ro-bert Etienne récompensoit tous ceux qui trou-voient des fautes aux feuilles imprimées qu’ilavoit revues.
Robert Etienne étoit infatigable ; je doutequ’on croie dans ce siecle à ses travaux : il publiala plupart des Auteurs latins avec les notes & lesscholies des meilleurs Grammairiens. Je n ima-gine pas qu un moderne ai t mieux écrit en latinque lui : fa maison étoit vraiment le pays latin ;toute fa famille, ses domestiques même, enten-doient & parloient la langue latine.
En 1532. Robert Etienne donna la prcmícreédition du Thésaurus linguœ latinœ ; ouvrageimmeríse où l’on retrouveroit la langue de l’an-ciennc Rome, quand tous les Auteurs latinsvieudroient à périr. En 1536 il fit une secon-de édition de ce vaste ouvrage ; elle fut con-sidérablement augmentée par ses recherches &parcelles de Bais, Budée & Tusian. FrançoisIremarqua Pétendue & l’importance des travauxd’Etienne; il loua son zele & le dédommageades dépenses qu’il faisoit pour se procurer debons manuscrits & de beaux caractères : cePrince sentoit bien que c’étoit son devoir de ré-compenser un Savant qui honoroit son régné,