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de théologie à Zurich l’obligation de les pren-dre pour le texte de leurs leçons. Les thefessur la religion naturelle ne fout pas si profon-des; il est vrai que cette science n’avoit pasfait, lorsqu il les publia , lesprogrès quelle fitensuite : cependant, il faut le dire, Turretinifut le premier qui adopta à Geneve en 1711,dans une dispute publique, les principes queLeibnitz avoit développés dans fa Théodicée.
Les connoiíTances de Turretini étcit très-vastes ; il est impossible dëtre aussi clair q#elui, à moins dëtre aussi savant & aussi labo-rieux : le vrai lavoir seul & un travail soutenuson t les sources de la clarté. Turretini fut non-fbulement profond '1 héologien, grand Philoso-phe ; il fut encore un Historien érudit & fidele,un Humaniste plein de. goût, un Antiquairecélébré ; mais ce qu’il faut sur-tout admirerdans ses écrits , cëst un jugement exquis, unelogique sévcre, une méthode soutenue, unefoule d’idées justes toujours avantageusementplacées &c exprimées de la maniéré la plus pré-cité ; la plus nette & la plus énergique.
On comprend facilement que Turretini eutune très-grande correspondance avec plusieursgrands hommes ; mais elle fut sur-tout très-lòutenue avec Leibnitz & Bourguet.
L’Universitc de Marbourg lui fit offrir une