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l’extérieur cle sa maison & de sa personne annon-çoit sans affectation leloignement constant qu'ileut pour Je luxe.
Toujours semblable à lui-méme , il fut tou-jours le modeste , le sage Abauzit. Dans sesécrits on retrouve encore l’homme vertueux quela République pleure, dont le Savant regretteles leçons, & auquel chacun seroit glorieux deressembler: il mourut en 1767 âgé de quatre-vingt íept ans.
M. De Servan fait faire un bel éIog,e d’Abau-zit à Voltaire ; il raconte qu'un Etranger ayantdit au Poëte de Fernex qu’il étoit venu voir àGeneve un homme supérieur , Voltaire luidemanda s il avoit vu Abauzit.
On seroit tort à Abauzit en le jugeant seule-ment par les écrits qu’on a publié dans ses œu-vres posthumes ; il ne vouloir pas qti’aucuue vit lejour ; il en faisoit même il peu de cas, qu’il ne lesredemandait jamais quand il les avoit prêtés, &qu’il ne craignait pas de les brûler quand il lesavoit fous la main.
Mais il faut sur-tout observer que plusieursidces originales qui appartenoient à Abauzit, &qu’il avoit vu éclore lorsqu’il s’occupoit des sujetsauxquels elles se rapportent, ont perdu lesgrâces de la nouveauté, soit parce que d’autresen ont profité, soit parce quelles ont été trou-