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Les ouvrages posthumes d’Abauzit servent à lejustifier du reproche absurde de l’Auteur desTrois Siécles de la Littérature, Tôm. I, pag. 4,savoir fait d'ennuyeuses 6- de longues dissertationscontre le chrijîianifme , en l’excuíant pourtantpur une démangeaison inévitable de tout approfondir& de tout connoître , qu’il lui attribue. VincentFasiln a écrit en 1778 pour combattre l’ouvraged’Abauzit fur l’Apocalypse. M. Bergier ne l'épar-gne pas dans son Traité historique St dogmati-que de la Religion, Tôm. VIII. Plusieurs person-nes n’ont pas craint d’élever à Geneve des doutesfur la foi d’Abauzit, St elles les ont fondéesfur l’eíTai qu’il aveit publié fur l'Apocalypse.Avant de faire connoître les ouvrages de notrerespectable vieillard, je veux discuter cette opi-nion , & je suis convaincu que son a me inno-cente St pure souriroit à mes efforts pour lelaver de l’injure qu’on lui a faite, en lui ôtant letitre de Chrétien dont il s’étoit rendu digne, enremplissant tous les devoirs que le christianismeimpose St eu professant hautement toutes lesvérités qu’il enseigne.
l'observerai d’abord qu’il y a une classe d’hom-nies qui croient qu’un Chrétien ne sauroít êtreun grand homme ; & , comme ils reconnoissentle mérite d’Abauzit, ils se croient obligés delui arracher fa piété. Je ne fais ce qu’ils pensent
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