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La vocation de Jalabert n’est pas décidée : laMort d 1 Alphonse Turretini fit espérer à Cramerêc à Calandrini qu’ils le rameneroient à la phi-losophie ; il leur étoit aisé de plaider la causede la philosophie auprès du jeune Philosophe ,qui ne craignoit pas d’être vaincu : ils attifentce feu caché fous la cendre , & ils le détermi-nent, en engageant le Conseil d’érigeren 1737pour Jalabert une chaire de physique expéri-mentale.
Le nouveau Professeur ne pense qu a rempliravec distinction son nouvel emploi ; il s’occupeà perfectionner ses connoilsanCes Se à íè pour-voir des instrumens dont il avoit beíòiu : il en-treprend un voyage dans ce but. II s’arrêta àBalle auprès de Mrs. Bernouilly ; en Hollandeil soutira les connoissances de s’Graveíànde 8cMuschembroek ; en Angleterre il suivit un coursde Desaguliers, & se lia avec le fameux Cheva-lier Sloane qui lui apprit en 1740 que la Sociétéroyale l’avoit aggrégé à íòn Corps : enfin il vintà Paris où il vit souvent l’Abbé Mollet, 8c où ilgagna l’eílíme de DeMairau, Kéaumur, Mau-pertuis, La Condatnine 8c Buffon. L’Académieroyale des Sciences de Paris se l’attacha, par letitre de son Correspondant, en Avril 1739.
Pendant cette année, Jalabert commença íesfonctions par un discours de Philosophiœ experì-