Band 
Tome troisieme.
Seite
138
JPEG-Download
 

( IZ8 )

auroient dû mener : la sobriété, un exercicedoux & constant, la transpiration facilitée pardes soins continuels de l’organe cutané, peu dedrogues , mais d’excelíens conseils pour réglerles désirs & J es passions de l’ame ; voilà sonsecret pour les maux les plus nombreux, lesplus redoutables. Quand il trouva des maladesdociles, il eut presque toujours des maladesguéris ; dans tous les cas il ne pensoit qú’àlaisser agir la nature quand il lui croyoit assezde force, & à l’aider s’ií pouvoir juger qu’elleen manquât. Voilà le Médecin fans routine ;voilà le Médecin comme il y en a bien peu.

Personne n’a éclairé les hommes commeTronchin sor la nécessité de la propreté la plusrigoureuse , du renouvellement de l’air dans ksappartements & de l’allaitement des enfans parleur mere. II est singulier que Geneve ait fournien même-tems deux hommes qui aient fait tantd’essorts pour engager les femmes à pratiquerce devoir que la nature semble leur imposer strigoureusement: Rousseau, par les charmes dela plus belle éloquence ; Tronchin, par les rai-sonnemens puissans que son art lui présentoit.

Tous ceux qui avoient eu Tronchin pour leurMédecin auroient voulu savoir pour leur ami;personne ne connut comme lui sart de gagnerles cœurs , Lc de les conserver quand il y étoit