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Tome troisieme.
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mauvais , mais du moins mou jugement ne feral’ouvrage ni des préjugés ni de ia cabale ; & ,comme je fuis bien éloigné de penser que me§opinions puissent déterminer celles des autres ,j’efpere la même indulgence que je fuis prêtd’avoir.

II est fâcheux que les Editeurs des Oeuvresde Rousseau, qui ont eu tant d’occasions de mé-diter les écrits de ce grand homme, de íiiivre sesidées, de découvrir ses goûts, de rassembler dansfa correspondance mille traits intéressais fur fa vieprivée & littéraire , ne nous aient pas tracé lecaractère de cet homme extraordinaire , ne nousaient pas expliqué mille énigmes qu’on trouvedans fa conduite, & ne nous aient pas peint, avecleur éloquence échauffée par leur amitié, le ta-bleau de fa vie : c’eût été une introduction im-portante à la collection des ouvrages de Rous-seau 5 elle ctoit d’autant plus nécessaire, qu’elleétoit plus propre à y répandre du jour. O11 aimefaire connoissance avec ceux qu’on lit avec plai-sir ; on analyse autant qu’on peut ceux qu’oncharge de íòu instruction , & la constance qu’ona dans leur secours est proportionnelle aux cou-noiffances qu ou aura acquiíes de leur mérite.L’ame brûlante des amis de Rousseau pouvoítfeule représenter l’ame brûlante de leur ami.Si je lie peins pas cet homme célébré comme