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Tome troisieme.
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avoit pu se persuader qu’il y avoir beaucoupd’hommes qui déploroieiit ses malheurs : onverra qu’il 11e fut pas ingrat, parce qu’il crutrarement aux bonnes intentions de ses bienfai-teurs , & qu’il soupçonnait toujours quelquedésir de lui nuire. Je m’arrête ; j’en ai assez ditpour prouver la solidité de mon opinion íiir cesujet, & ceux qui liront attentivement les con-fessions de Rousseau en trouveront mille preuves.

S’il faut juger les ouvrages de Rousseau , jene craindrai pas de dire qu’il est un des Ecrivainsles plus éloquens du siécle ; ses pensées vives 8chardies sont toujours peintes avec leurs couleurs 5ses íèntimens brûlans brûlent toujours dans sesécrits 8c embrasent ceux qui les lisent : il sem-ble toujours plier fa plume 8c fou style à tous lesgenres qu’il traite , 8c donner à la langue fran-çoiíè le ton de toutes les situations & de tousles genres.

II me semble que Rousseau est moins I’inventeurdu fond de lès produisions que de la forme qu’ilfait leur donner ; il s’étoit pénétré des idées de PIu-tarque, de Montaigne, de Charron 8c de Locke ;il a sart de les revêtir des formes touchantes del’éloqucncc, d’en faire ainsi son propre bien. Jesuis fort éloigné de croire diminuer le mérite deRousseau en faiíant cet aveu : quand ou s'appro-prie de cette maniéré les idées des autres ; quand

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