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rassemblées.dans des Lettres de M. Du Tens àHtíjyétins , imprimées dans la derniere livraisondos œuvres de Rousseau & dans la collectionde celles de M. Du Tens.
La liberté , Irhumanité, l’amour de la patrie,la religion naturelle ; voilà les objets des penséesde Rousseau & le but de íès efforts : il veut ren-dr<^Ies hommes meilleurs ; mais la satyre amereqisil fait de ses contemporains étoit-elle lemoyen le plus propre à les corriger? & lesidées exagérées qu’il proposoit étoient-elles d’unemesure qui pût leur permettre d’entrer dans depetits cerveaux & dans des cœurs comprimés parl’égoïsine ? Cependant, quand Rousseau auroitseulement forcé par son éloquencç les femmes àdevenir véritablement meres en devenant lesnourrices de leurs enfans ; quand il n’auroit briséque les entraves dont on enchaîne l’enfance ;quand il n’auroit posé que les fondemens d'llNLbonne éducation & fait sentir toute sa nécessité,y auroit-il beaucoup d’Ecrivains à qui la sociétéeût autant d’obligation qu a Rousseau ? II a eudes succès : on voit le fruit de ses leçons éloquen-tes , & on peut les appercevoir encore mieuxà Gcncve qu'ailleurs.
Enfin Rousseau est original dans íâ maniéré;il sent toujours avec vivacité & il peint toujoursce qu’il sént : ca diroit qu’il tient tour-à-tour