Oxides métalliques. i j»
pouvoir apprécier le dégagement de calorique et delumière.
479. Jusqu’à présent on n’a point encore examinél’aclion du bore sur les oxides métalliques ; mais il estprobable qu’il se comporterait presque toujours aveceux comme le phosphore, parce qu’il a beaucoup d’af-finité pour l’oxigène, et qu’en' se combinant avec ceprincipe, il donne naissance à un acide plus fixe en-core que l’acide phosphorique. Il n’y aurait d’autresdifférences dans le produit, qu’en ce que l’affinité réci-proque du bore pour les oxides métalliques ou les mé-taux ne serait pas assez grande pour déterminer laformation de borures et .d’oxides borés.
480. Action du soufre. — Parmi les oxides de lapremière section, il 11’y en a que trois au plus surlesquels le soufre ait de l’action ; ce sont ceux d’yt-trium, de glucinium et de magnésium : il sé combineprobablement avec eux à l’aide de la chaleur, pourvuquelle ne soit pas trop forte. Le soufre agit au contraire,mais diversement, sur tous les oxides de la 2 e section;il forme un proto-sulfate avec le deutoxide de ba-rium , des deuto-sulfates avec les iritoxides de potas-sium et de sodium , et il se combine avec les autres ;son affinité pour ceux-ci est même plus grande quepour les trois oxides de la première section, aveclesquels il est susceptible d’entrer en combinaison,(pliant aux oxides des quatre dernières sections , il lesréduit tous, en donnant lieu à du gaz acide sulfureux etpresque toujours à un sulfure (226). On voit donc quele soufre se combine avec les oxides difficiles à réduire,à moins que leur cohésion ne soit grande , et qu’il■décompose ceux dont les éléinens n’ont pas une