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LIVRE IV. CHAP. XIV.
Quoique ce fût de la cavalerie qu’ils attendoient, il se trouva qu’ils avoient à se dé-fendre contre la première,- mais pour lui avoir donné le rems de se former, comme jef ai dit, en-delà de la rivière, & qu’ils lui laissèrent assez de terrain pour cette manœu-vre, ils ne purent jamais la rompre, & furent battus: faute impardonnable, & où l’ontombe presque toujours. Car bien que l'expérience ait plus de pouvoir que la raisonPour convaincre l’esprit de l’homme, comme on le prétend, on ne laisse pas que deVoir avec un très- grand sujet d’étonnement, que cette expérience des fautes d’autruine nous empêche pas de tomber dans d’autres toutes semblables.
OBSERVATIONS
Sur le pujfage des rivières de vive force , ér qui fe tfÒH’Ventguéables en quelques endroits.
o:
§. i.
Importance de cette entreprise. Précautions que ton doit prendre.j N peut dire du passage des grandes rivières ce que jai à pendrait
O que & de la défense des armées retranchées , que ceso qui ^ ^ connoît
où l’assaillant s’est visiblement déclaré sans user de ruse & de * | e s obstacles qu’il
presque jamais ses véritables avantages & la grandeur comme lana ^ at>
a à lui opposer , que ses craintes font toujours chimériques, & que ^ ■
raquer n’est pas toujours bien sondé dans les siennes, s’imagmant que onnoît aussi parfaitement ses avantages pour se bien défendre & enpro ter qudifficulté, & les épines de son entreprise. Ton. cela fcrencontre j?le passage des grandes rivières de vive force , ce qui fait que la P'“P ^En
quer par la bonne opinion qu’ils ont de leurs ennemis, ’ esaure r J , ’ 0 * [re
moins par le défanï de courage de leurs soldats, que pat leur
leurs avantages & 5 les faire valoir par l’ordre & la disposition d '3a
est moins pardonnable ìl un Générai d'armée dans la deíen e un g . oglioé de
fin. traverser sur un pont. sur des bateaux ou » la nage, que “ fXj
disputer une rivière un peu considérable, ou d y a des guez q q
C’est ce que j'ai à traiter dans ces Observations. .
Le passage d’une rivière à gué ou autrement n’est pas une assane p P
tance: car lorsqu’on est une fois repoussé, la retraite n’est pas la cho e u mplus aisée. Un Général d’armée, qui s’est résolu de tenter une telle entrepN 'infinité de mesures & de précautions à prendre. La guerre n’a P™ nt *profonde & plus délicate que celle-ha, car ,e suppose ici <on aura?es & un Chef habile, déterminé & capable de profiter de fo ^ °
‘«finis ; au lieu que celui qui attaque n’en a presque aucun, s d ne peut engager queP?'' nne tête. Il ne s’agit point ici de ruse & de stratagème, mais d une attaque devive force . i
, que de s’embarquer dans uu dessein de cette importance
ses mesures. « am j ncr le tems, Vétatdes forces de son ennemi ,des obstacles ijesl» .dans 1 attaque comme dans la défense, & les comparer ensemble, dit Mo mmçTom. K Q