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Tome V.
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V.

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ictu-3 de3ns,luílipré-à lai derchéc der au

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LIVRE

CHAP. III.

pour nourrir & recevoir ceux qui y abordoient. Une autre raisonpourquoi il y avoir là tant de richesses, c’est que les Etoliens necroioient pas pouvoir les mettre en lieu plus fur. Jamais ennemi n’a-voitoíe en approcher, & fa situation rendoit cette ville si forte, q u'el-le paslòit pour la citadelle de toute l’Etolie. La paix profonde, donton jouiíloit là depuis un tems immémorial, n’avoit pas peu de part àcette grande abondance de biens, dont regorgeoient les maisons bâtiesproche du Temple & les lieux circonvoisins.

chapitre iii.

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Excès que commirent les soldats de Thihppe dans Therme „Réflexions de ‘Polj/be fur ce trijle événement.

A Près avoir fait pendant cette nuit un butin immense, les Macé-doniens tendirent les tentes. Le matin on résolut d’emportertout ce qui s’y trouveroit d’un plus grand prix. On amassa le reste parmonceaux à la tête du camp, & on y mit le feu. On prit de mêmeles armes qui étoient suspendues aux galeries du Temple, on mit decôté les meilleures pour s’en servir au besoin, on en changea quelques-unes , & le reste qui montoit à plus de quinze mille fut réduit en cen-dres. Jusques-là il n’y avoir rien que de juste, rien qui ne sûr selonles loix de la guerre5 mais ce qui se fit ensuite,je ne sçai comment lequalifier. Transportez de fureur par le souvenir des ravages qu’avoientfaits les Etoliens à Die & à Dodone, ils mirent le feu aux galeries,brisèrent (a) tous les vœux qui y étoient appendus, & entre lesquels

il

loue Marcellus dans Grotius («) de ce „ qu’iî„ épargna tous les édifices de Syracuíé, les cho-„ ses publiques 8c particulières, les iacrees 8c les„ profanes, avec autant de soin que s’ii fut allé„ la avec son armée pour les défendre, 8c non,, pas pour les conquérir. Nos ancêtres, dit-il,, encore , ne touchoient point aux chosos qui,, pouvoient donner quelque satisfaction aux,, vaincus, 8c qui en même tems ne nous étoient„ d’aucune importance.

Thucydide ne dir-il pas que parmi les Grecsde son tems, il y ayoit une loi portant défenses àceux oyai entreraient à main armée en pats ennemi

de

(a) Droit de la gutr. éo de la faix, l- IZl

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tous

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mirent U feu aux galeries , brisèrentles -vœux qui y étoient appendus.) Cesconsidérations sont tres-siges 8c dignes de monAuteur. Grotius en a tres-bien profité. Rien neme paroît moins digne d’un courage vraimentgrand 8c magnanime que de faire la guerre de lasorte, à moins qu’on ne puiflê parvenir à la paixque par des moiens si extrêmes, 8c certainementce ne sont pas ceux-là qui peuvent nous y con-duire; mais bien plutôt ceux qui nous en éloi-|“ ent - N’est-ce pas faire la guerre en furieux Sctiour^’ de détruire les Temples, les por-bles oiv ftatues, 8c mille autres choies sembla-n’ef> Lr» ue leur destruction ne produit rien, 8ccapable d affoiblir l’ennemi ? Cicéron

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