livre IX. CHAP. II. € 7
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Siège de Capme par les Romains âpres la A
Mal s'efforce en ■vain de le faire lever , & >/»«%me. Comparaison d’Epaminondas avec Annibal , & ddémoniens avec les Romains.
A Nnibal aiant enveloppé le retranchement d’Appíus, fit d’abordescarmouche/pour attirer les Romains à un combat. Appuis
ne donnant pas dans ce piège, il se fit là une espèce de siégé. a ca-valerie courut par escadrons au camp, & y knça destraits avecdegrands cris. ^infanterie tomba aussi dessus par bataillons, & fi ,Pour ruiner le retranchement. Maïs rien ' \£ s ar .
^ébranler les Romains , ni de leur faire quitter 1 entrepriíe. Les armer à la légére repouslérent ceux qui approchant du retranchement,k les pesamment armez à couvert des traits fous leurs armes, resterenttranquillement dans leur rang fous leurs enseignes.
. Le gS des Carthaginois, chagrin
la vile, men f airc lever le siège, tint conseil su 'J J , l’embar-
re. Pour moi je ne fuis pas surpris que ce singe v^î-hàire clrras a Annibal, il en donne même à ceux qui en lisent 1 bàre. C^n’est-il pas étonnant que ces Romains, qui avoient ete défaits parlesCarthaginois iufqu’à n’oscr plusse présenter devant eux, necedentpom& ne quittent 3 palla campagne? Comment fe peM-ilcestrou-pes qui autrefois suivoient le-pied des montag » ‘P , l us p or _en plaine & attaquassent la place d’Italie la p . • • nt
te » ’quoiqu’elles fuísent entourées de ces ennemis, qu ils craignoient auparavant de regarder en face? . , , ,
Les Carthaginois , quoique toujours victorieux dans les combats,N'avoient quelquefois pas moins d’affaires que les vaincus. La raisonde l a conduite des uns & des autres n’est pas ce me semble difficile adécouvrir. Comme les Romains s’étoient apperçus qu Annibal devoittoutes ses victoires à fa cavalerie-, quand ils avoient ete battus, ils fai-foient côtoier ce: Général par les légions, qu’ils ne conduisoient que parle pied des montagnes, parce que là elles n’avoient rien a fouffrir dela cavalerie des Carthaginois. Les uns & les autres dévoient aussi seconduire au siège de Capóue comme ils ont fait. Les Romains n a-voient garde de sortir du camp pour combattre la cavalerie ennemie:s;ils restèrent dans leur camp, ce fut pour être à i’abri de cette cavale-rie formidable à laquelle ils ne pouvoient résister dans les batailles*D’un autre côté, quoique les Carthaginois n’euísent pas » fans seu^a-