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Tome VI.
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8 r. HISTOIRE DE POLYBE,

vous entameriez pour la première fois cette affaire, il vous scroitplusavantageux de vous joindre à nous qu’aux Macédoniens. Mais quandmême vous auriez déja pris votre parti, n’en ai-je pas assez dit pourvous en faire prendre un autre? Car fi vous aviez conclu votre allian-ce avec les Etoliens, avant que d’avoir reçu des bienfaits d’Antigonus,peut-être y auroit-ii à délibérer íl de nouveaux engagemens ne devroientpas l’emporter fur les anciens. Mais ce n’^st qu’après avoir reçud’Antigonus cette liberté & ce secours qu’il ne cesse de vanter & devous reprocher, qu’aífëmblant votre Conseil & examinant auquel de sdeux peuples vous vous joindriez, aux Etoliens ou aux Macédoniens»vous avez préféré les premiers, que vous leur avez donné des otages»que vous en avez reçus , Sc que vous êtes entrez dans la dernièreguerre que nous avions contre les Macédoniens. Quel doute peut-il donc encore vous rester ? Tout ce que vous aviez de liaisons avecAntigonus & Philippe est maintenant effacé. II faut donc que vousmontriez que depuis ce tems-la vous avez souffert quelque injusticede la part des Etoliens, ou qu’il vous est venu quelque bienfait decelle des Macédoniens. Ni l’une ni l’autre chose n’étant arrivée, vio-lerez-vous les Traitez & les sermens, les gages les plus certains d’uneconstante fidélité, pour vous déclarer en faveur d’un peuple, dont vouSavez justement rejette l’alliance, lors même qu’il vous étoit libre de l’ac-cepter ?

Ainsi parla Chléneas. Chacun regardoit cette harangue comme dif-ficile à réfuter, lorsque Lyciscus Ambassadeur des Acarnaniens se pré-senta. II se retint d’abord voiant qu’on s’entretenoit dans l’afîèmbléede ce qui venoit d’être proposé ; mais dès qu’on eut fait silence, Hcommença de cette maniéré.

CHAPITRE VII.

'Discours de Lyciscus , Ambassadeur des Acarnaniens , enfaveur de Philippe Roi de Macédoine.

J E viens ici, Lacédémoniens, de la part de la République d’Acat'nanie; mais aiant part aux mêmes espérances que les Macédoniens»nous croions que cette Ambassade leur est commune avec notis-Comme en guerre la grandeur & l’étendue de leur puissance fait qp cnotre sûreté est établie fur leur courage 8c sur leur valeur; de mêm e 'quand il s’agit de délibérer, nous ne séparons pas nos intérêts de leuffdroits. Ne soiez donc pas surpris fi la plus grande partie de mon dsi'

cours roule íur Philippe &c fur les. Macédoniens. Chléneas fur la fin

sien