livre IX. CHAP. VIL
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jettérent, Brennus à leur tête, au milieu de la Grece: malheur quiseroít arrivé bien des fois, íî les Macédoniens n euísent été à feu-trée de la Gréce. Te pourrois m’étendre davantage fur leurs anciensexploits, mais. je crois en avoir dit aíîèz. On accuse Philipped’impiété, & on lui reproche la destruction d’un Temple. & on fetait sur les sacrilèges que commirent les Etoliens dans les lemplesêc dans les bois sacrez de Die Sc de Dodone. C est cependant paroù l’on devoit commencer. Mais loin de cela les maux que vousavez foufferts, vous les rapportez d’abord en les faisant beaucoupplus grands qu’ils 11 ’ont été en effet > 6c ceux dont vous etes les pre-miers auteurs, vous n’en faites nulle mention, pourquoi cela ? 1 arceque vous fçavez que l’on est porté naturellement à attribuer les injus-tices & les pertes que l’on a souffertes, à ceux qui ont attaqué, lespremiers. A l’égard d’Antigonus, je n’ai dessein d’en parler qu au-tant qu’il le faut pour ne point paroître mépriser ce qu il a fau, ni re-garder comme rien le service important qu il vous a ìendu. Je necrois pas qu’il se trouve un plus grand bienfait dans l’Histoire. Ilme paroît tel qu’on ne pouvoit y rien ajouter. Faisons-le voir. CePrince fait la guerre contre vous, il vous défait en bataille rangée,
& devient pat-là maître du pais & de la ville II pouwxt alors userdes droits de conquête. Cependant il fut st fort éloigné de le fai-re, quoique ce fût contre vos intérêts, qu’entre autres grâces aiantchassé le Tyran, 6c aboli ses loix, il vous rétablit dans la forme degouvernement que vous aviez reçue de vos pères. En reconnoissancede quoi, en pleine assemblée des Grecs vous l’avcz déclaré votre bien-faiteur 6c votre libérateur. Que falloit-il donc que vous listiez? Jc vousdirai, Lacédémoniens, ce qu’il m’en semble, 6c vous ne m en vou-drez point de mal: car ce ne sera pas pour vous rien reprocher mala propos, mais parce que la conjoncture présente m oolige a vous fairesentir ce que le bien commun demande de vous. Que vous dirai jedonc? Que dans la dernière guerre ce n’étoit pas avec les Etoliens,Mase avecT les Macédoniens que vous deviez vous joindre, St qu’au-jourd’hui que vous en êtes sollicitez, vous devez plutôt vous joindrea Philippe qu’aux Etoliens. Cela ne fe peut, direz-vous, fans vio-ler la foi des Traitez. Mais lequel des deux est le plus criminel, oude rompre un Traité fait en particulier entre vous Sc les Etoliens, oud’en rompre un autre fait en présence de tous les Grecs, écrit fur unecolonne & mis au nombre des monumens sacrez ? Comment craig-nez-vous de mépriser un peuple à qui vous n’avez aucune obligation,pendant que vous n’avez nul égard pour Philippe 6c les Macédoniens,
qui vous tenez la liberté même, que vous avez à présent, de déli-^ ^ ' - — • - —soir nécessaire de trarder stdé-
de qui vous tenez la liberté memc, que vuuo - r -->-
bérer fur cette affaire? Croiez-vous qu’il soit nécessaire de garder sidé-ré a ses amis, & qu’on ne soit pas dans la même- obligation à l'égard
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