LIVRE x. CHAP. I. 91
abordent, ont néanmoins amassé’ d f ' % J'hèuí^tuatbn'cepetdanttuation de cette ville a ete -?>r"e ce b â est anK Weu-
qui n a rien de comparable a â âe 1 a Adr|;ltiquc , Mais elle
sement placee par rapport aux ports dei la Car comme Brindes
tiroit de là beaucoup plus d’avantagesau endroks qui f ur i a côte
n’étoit pas alors bâtie , tout ce qui venoit q- k par Tarente
opposée sont entre le cap d'Iapige ScSvp ^^^mme d’un
pour entrer dans l’Italie, & Ion fe lervoit rce C’est pour
marché pour faire les échanges & tout au r ° n e Vappliquoit à
cela que Fabius, qui faisoit grand cas de ce paliage, ne s rr Hrien tant qu’à le bien garder.
C H A P I T R E II.
'Diverses aEiìons de Publius Scipion.
A Yant deslèin de raconter les exploits que Scipion a faits en Etpagne, & de donner en racourci toute l’histoire de fa vie, jecrois qu’il est à propos de commencer par faire connoître l’esprit &le caractère de ce Conílil. Car comme il a surpaíîë tout ce qu’il avoitparu avant lui de personnages illustres, il n’y a personne qui ne soiten peine de sçavoir quelles étoient les qualitez naturelles ou aqui-.les d’un homme qui s’est signalé en tant d’occasions. Or c’est ceque ses Historiens n’apprennent pas, ou du moins l’on ne peut chezeux s’en former qu’une fauíïè idée, tant ils ont mal rencontré fur cepoint. Pour peu qu’on soit capable de mettre le prix aux actions queje vais rapporter, on verra que le jugement, que je porte de ces His-toriens, n’est pas mal fondé.
Tous fans exception nous le dépeignent comme un de ces favorisde la fortune, lesquels réussissent dans toutes leurs entreprises, quoi-que la plupart du tems le hazard y ait plus de part que la bonne con-duite. Selon eux, il y a dans cette efpéce de Héros quelque choie deplus surprenant & de plus divin, pour ainsi dire, que dans ceux quisuivent la raison pour guide en toutes choses. La distinction que l’ondoit mettre entre le louable & l’heureux leur est inconnue. Cepen-dant celui-ci est commun même parmi le vulgaire ; l’autre ne con-vient qu’aux hommes judicieux & solides. Ce sont ces derniers qu’ilfaut regarder comme divins au suprême degré, & comme chéris des
II me paroît que Scipion & Lycurgue, ce fameux Législateur desacédémoniens, se ressemblent tout-à-fait & pour le caractère &
M r
pour