Band 
Tome VI.
Seite
178
JPEG-Download
 

1 7 8 histoire de polybe,

„ avantages fans nombre que vous avez remporrez. Quelle comp*'„ raison entre la bataille d’aujourd’hui & ces trois grandes batailles,„ soit qu’on regarde le nombre ou la valeur des troupes ? Jettez les„ yeux fur l'armée des ennemis. Non seulement ils íbnt en plus p e ',, tit nombre, à peine font-ils une petite partie de ceux que nous avion 5„ alors contre nous. Pour la valeur, ils ne méritent pas d’entrer cN,, comparaison. Les premiers a voient été jufqffalors invincibles, ^„ avoient toutes leurs forces à nous opposer : ceux-ci ne font ou ff ie? , les enfans de ceux-là ou les restes de ceux que nous avons vaincus eslz, Italie, &c qui ont plusieurs fois pris la fuite devant nous. Prcfl#„ donc garde de ne pas perdre ici la gloire que vous & moi no#„ avons aquife, mais combattez en gens de. cœur pour vous affût#3> à jamais la réputation que vous vous êtes faite d’hommes invà v„ cibles Telle fut à peu près la harangue d’Annibal.

Tout étant prêt pour le combat, &c les cavaliers Numides ase#longtems escarmouche les uns contre les autres, Annibal donna ° r 'ordre de mener les éléphans aux ennemis. Le son des trompe##effraia tellement quelques-uns de ces animaux, que reculant en arsi £ 're ils mirent le désordre dans les Numides auxiliaires des Cartbag 1 'nais, désordre dont Maíììniffa profita pour renverser leur aiseçhe. Le reste des éléphans s’avança entre ses deux armées dans ^plaine, & fondit fur les Velites des Romains. Ils souffrirent J*beaucoup Sc firent beaucoup souffrir » mais enfin, épouvantez ils ^retirèrent partie par les espaces que Scipion avoir prudemment mé#*gez pour qo’ils ne nuisissent pas à son ordonnance, partie le tong ^1,’aîle droite, d’où la cavaserie à coups de traits les ehafìâ jusquilí^le champ de bataille. Ladius prit le tems de ce. tumulte pour coi# lsfur la cavalerie Carthaginoise, qui tourna se dos & s’enfuit àbride. Ladius la poursuivit avec ardeur, pendant que Masìmislà &soit la même choie de son côté.

Pendant ce tems-là l’infanterse de part & d’autre s’avançoit àsents & en bonne posture , à i’exception de celle qu’Annibalamenée d’italie, laquelle demeura dans le poste qui lui avoir d’aboyété donné. Quand on Fut proche, ses Romains criant selon leu® c0lt !tume & frappant de leurs épées fur leurs boucliers fe jettent furennemis. L>u côté des Carthaginois, les étrangers soudoiezcomposez de différentes nations jettent des cris confus tous différsses. uns des autres. Comme on ne pouvoit se servir ni des javelú^®i même des épées, & que l’on combattoit main à main, ses étrang#eurent d’abord quelque avantage fur ses Romains par leur agilitéleur‘hardiesse. Cependant ceux-ci remportant par seur ordre & lu ^ture de leurs armes gagnent du terrain, encouragez par la seeoUligne qui se» fuivoit : au lieu que les étrangers n’écant ni suivis M ^