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HISTOIRE DE POLYBE,
plusieurs autres membres du Conseil de ce peuple. Quand on fut pro- -che de Nicée, Flaminius se mit fur le bord de la mer. Philippe ap-procha aussi de la terre, mais il n’y décendit pas êc se tint à l’ancre.
L’Ambassadeur Romain lui ordonna de décendre; du haut de fa proueil répondit qu’il n’en feroit rien. On lui demanda qui il craignoit.
„ Personne,- repliqua-t-il, linon les Dieux immortels; mais je me dé-„ fie de la plupart de vous tous, Sc principalement des Etoliens. Fla-minius surpris lui dit que le danger étoit égal pour tous. „ Cela n’est„ pas tout-à-fait ainsi, reprit Philippe; Phéneasmort, les Etoliens ne„ manqueront pas d’autres Capitaines ; mais si le même accident m’ar-„ rivoit, il n’y a personne en Macédoine pour prendre ma place. Ce„ début ne parut pas de bon augure. Flaminius ne 1 ailla pas que delui demander qu’il s’expliquât fur l’affaire présente, Sc il n’eut d’autreréponse du Roi, sinon que ce n’étoit point à lui de commencer, maisau Romain : que cependant il feroit bien aise de sçavoir ce qu’il auroità faire pour obtenir la grâce de vivre en paix. „ Ce que l’on veut que„ vous fassiez, répondit Flaminius, est simple & clair, je vous ordon-„ ne de retirer vos troupes de toute la Gréce, de rendre à chacun les„ transfuges Sc les prisonniers que vous retenez, de livrer aux Ro-„ mains toutes les places d’Illyrie que vous avez envahies depuis la„ paix faite en Epire, & de rendre à Ptolémée toutes les villes dont,, vous vous êtes emparé depuis la mort de Ptolémée Phiîopator. Puisse tournant vers les autres Ambaíìadeurs, il leur dit de déclarer les or-dres qu’ils avoient reçus de ceux qui les a voient envolez Dionysodoreparla le premier, Sc demanda que Philippe rendît à Attalus les vaisse-aux & les prisonniers qu’il avoit pris à la bataille de Chio, Sc qu’il ré-parât en entier le Temple de Vénus & le Nicéphore qu’il avoit renver-sez. Après lui, Acesimbrote Amiral des Rhodiens, voulut que Philips?restituât aux Rhodiens la Perée qu’il leur avoit enlevée; de faire sortird’Iaíse, de Bargyle Sc d’Euromée les garnisons qu’il avoit mises dansces trois villes-, qu’il rétablît les Périnthiens dans la forme de gouver-nement qui leur étoit commune avec les Byfantins, & enfin qu’ìl se re-tirât deSeste, d’Abyde & de tous les ports de l’Asie. Les Achéens par-lèrent ensuite, Sc demandèrent Corinthe Sc Argos. Après eux PhéneaSdit qu’il falloit que Philippe sortît de toute la Gréce, comme les Ro-mains l’avoient demandé; Sc qu’il rendît aux Etoliens faines & entièresles villes qui auparavant vivoient fous les mêmes loix qu’eux.
Alexandre surnommé l’Iíìen prit ensuite la parole. C’étoit un homM?en réputation d’éloquence & d’habileté dans les affaires. „ Le Roi„ Macédoine ne fait, dit-il, ni la paix avec droiture, ni la guerre ave?„ honneur. Dans les conférences Sc les négociations il n’eff occup?„ qu’à tendre des pièges, à épier vos endroits fossiles, â vous se h 1 *z, par-là comme feroit un ennemi. S’il est question de guerre r