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Tome VI.
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r.2.8 HISTOIRE DE POLYBE,

peut-on distinguer le pié d’où elles sortent. II n’est pas non plus poísoble de fourer la main entre ces branches pour arracher le pieu, parcsque serrées Se tortillées ensemble elles ne laissent aucune ouverture, &que d’ailleurs les bouts en font soigneusement aiguisez. Quand mêmson pourroit les prendre, il ne seroit pas facile d’en arracher le pié, &cela pour deux raisons ; la première, parce qu’il entre si avant dans l aterre, qu’il en devient inébranlable-, Sc la seconde, parce que par IsSbranches ils font tellement liez les uns avec les autres , qu’on ne peulen enlever un qu’on n’en enlève plusieurs. En vain deux ou trois hc>M"mes réuniraient leurs efforts pour l’arracher. Que si cependant à forcede l’agiter Sc de le secouer, on vient à bout de le tirer de sa placerPouverture qu’il laisse est presque imperceptible. Trois avantages dost cde ces sortes de pieux, on les trouve en quelque endroit que l’on soibils sont faciles a porter, Sc c’est pour le camp une barrière sûre &qui ne peut être rompue aisément. A mon sens il n’est pas de pr^'tique militaire chez les Romains, qui mérite plus qu’on l’imite Sc qu’oi 1la prenne.

Quand le Général Romain se fut ainsi précautionné, il se mit eHmarche à la tète de toutes ses troupes. II alla d’abord à petites joui'nées, & lorsqu’il fut à cinquante stades de Pherée, il posa là son camp'Le lendemain au point du jour, il envoia à la découverte pour íçavo! soù étoient les ennemis Sc ce qu’ils faisoient. Philippe de son côté aiau 1appris que les ennemis étoient campez autour de Thébes, parfit &Larisse avec toute son armée & prit la route de Pherée. A trente stad eîde cette ville, il campa Sc donna ordre aux troupes de repaître.vanc le jour, il envoia son avantgarde occuper les hauteurs qui se nCautour de Pherée, Sc dès que le jour parut, il sit sortir l’armée deretranchemens. Peu s’en fallut que ceux qu’on avoit détachez de p artSc d’autre ne se rencontrassent fur les hauteurs Sc n’en vinssent ap*mains A travers l'obscurité ils s’apperçûrent les uns les autres, s’ari e 'térent à une certaine distance , Sc dépêchèrent aux Généraux p°^ sipavoir quel parti ils prendroient. Ces Généraux jugèrent à propos ^ne pas sortir de leur camp, Sc de rappelles ceux qu’ils avoient envoisdevant. Le jour d’après ils sirent un détachement de trois cens cheval*Sc d’autant de Vélites pour aller aux nouvelles. Flaminius se servit p ° l1cela de deux turmes d’Etoliens, parce qu’ils étoient au fait du p alS 'Les deux détachemens se rencontrèrent fur le chemin de Pherée à Hrisse, Sc il se donna là un combat fort vif. Eupoléme Etolien s’V ^tingua par se valeur,. il engagea les Italiens dans faction, Sc les M ;Tc6 ^dòniens furent battus. Après une longue escarmouche, chacun se reslra dans son camp.

Le lendemain les deux Généraux ne s’accommodant pas d’unrain aussi couvert d’arbres, dc haies Sc de jaxdinages que ce ^ U pj, e -