Band 
Tome VI.
Seite
240
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE POLYBE,

2,40

CHAPITRE VI.

Mort de Scopas.

O N voit peu de personnes qui ne souhaitent se distinguer p atdes actions de courage, mais il en est peu qui aient la ha s 'dieííè de les entreprendre. Scopas, pour échapper à fa disgrâce p afun coup de vigueur, a eu plus de secours que Cléoméne, qui W.pris Sc prévenu n'avoit pour toute ressource que ses propres domd'tiques Sc ses amis. Cependant celui-ci se défendit jusqu’à la de f 'niére extrémité, Sc aima mieux mourir glorieusement que vivre à&'honoré. Scopas au contraire , quoiqu’il eût un nombreux corps &troupes en fa disposition, Sc que, sous un Roi enfant , l’occaf 0 ' 1ne lui manquât point , se laissa prévenir à force de différer Sc ^délibérer. Sur l’avis qu’Aristoméne a voit reçu qu’il a voit assemb |Cchez lui ses amis Sc qu’il les consultoit sur le parti qu’il auroit \prendre, il envoia quelques gardes pour l’avertir de la part d u Rfqu’on l’attendoit dans le Conseil. A ce seul mot Scopas fut si ^concerté, qu’il n’osa ni rien exécuter de ce qu’il méditoit, ni obO sà son Prince. C’étoit être insensé au dernier point. Aristoméne rverti de sa sottise, fait environner la maison de soldats & d’éléphasl 5 !Sc envoie Ptolémée fils d’Euméne avec quelques soldats pour ^réitérer les ordres du Roi, Sc en cas de refus de l’amener par fo rCfiau Conseil. Ptolémée entre & dit à Scopas que le Roi le demand^'Celui-ci ne fait pas attention à ce qu’on lui dit, il attache sesgards fur Ptolémée, comme lui faisant des menaces Sc admiranthardiesse. Ptolémée s’approche & le saisit par le manteau. Scop aScrie au secours. Mais les soldats étant entrez, & quelqu’un aiantque la maison étoit environnée, il céda à sa mauvaise fortune, rsuivit avec ses amis ceux qui le conduifoient au Conseil. Là le R o1commença l’accusation en peu de mots, Polycrate arrivé depuis pfde Cypre la continua , & après lui Aristoméne. Nous avons o e .rrapporté tous les chefs de cette accusation. II n’y fut alors rien a "jouté que les assemblées d’amis qu’il faifoit dans fa maison , & ,refus qu’il venoit de faire d’obéir aux ordres du Roi. II fut ser *champ condamné non seulement par le Conseil , mais encore p*.ceux des Ambassadeurs qui y assistoient. Car Aristoméne, qui de v0Íl’accuscr, avoir eu foin d’y mener plusieurs des plus illustres G^ cS ’Sc les Ambassadeurs qui de la part des Etoliens étoient venus p° unégocier une paix. Dorymaque fils de Nicostrate étoit de ce nowbt '

Quafl sl