2.84 AMBASSADES DE P O L Y B E.
„ Ils livreront dans le terme de six ans au Consul quarante otages„ dont aucun ne fera ni au deslous de neuf ni au deíïus de qua-„ rante ans, tous au choix des Romains. II n’y en aura aucun ni„ Préteur, ni Général de la cavalerie, ni Scribe public , ni qui ait„ été auparavant en ôtage à Rome. Ils auront soin que ces otages„ soient transportez à Rome. Si quelqu’un de ces ôtages vient à„ mourir, ils le remplaceront par un autre. La Céphallénie ne fera„ pas comprise dans le présent Traité. Dans les terres, les villes Sc„ fur les hommes, qui étoient sous la puissance des Etoliens du temsj, des Consuls Titus Quintius & Cn. Domitius & depuis, ou qui ont,, été de nos alliez, les ftoliens n’y auront aucun droit. La ville Sc„ le territoire des Eniades appartiendront aux Acarnaniens. Les scr-,, mens faits fur ces articles, la paix fut arrêtée Ainsi furent régléesles affaires des Etoliens, sc en général de tous les Grecs.
XXIX.
En quel tems le Consul Manlius fit la guerre aux Galates.
C Ette guerre fe termina en Asie pendant qu’on traitoit à Rome dela paix avec Antiochus, que tous les Ambassadeurs qui étoiei#venus d’Asie travailloient à la faire conclure, & que dans la Gréceo-uerre étoit allumée contre les Etoliens.
XXX.
Moagêtes Tyran de Cibyre ne se résout qu'à peineà préférer son salut à son argent.
C E Tyran étoit un homme cruel & qui ne s’étudioit qu’à trom-per. Cependant à l’approche du Consul, qui pour le sondesavoit déja envoié devant C. Helvius, il députa vers cet Helvius p° ú( .le prier d’empêcher qu’on ne pillât fes terres, parce qu’il étoit a 1 * 11du peuple Romain, & qu’il étoit prêt de faire tout ce qu’on lui ot'donneroit. II avoit en même tems donné ordre qu’on lui offrît ufl ecouronne de la valeur de quinze talens. Helvius, après avoir pt°“mis que l’on ne toucherait point à ses terres , lui commanda de dépe'cher une Ambassade au Consul, qui approchoit, 8c qu’il auroit ijsceífamment fur les bras, Moagêtes fit partir en effet des Ambad 3 '
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