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Tome VI.
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AMBASSADES DE POLYBE,

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L I I.

Lycortas âpres avoir soumis les Mejséniens venge la mort

de ‘Philopœmen .

A Près que Lycortas, Préteur des Achéens,eut jetté la terreur par-mi les Meífëniens, ceux-ci, au lieu de se plaindre comme au-trefois de la rigueur du gouvernement, oioient à peine, quoique se-courus par les ennemis, ouvrir la bouche & dire qu’il falloit députespour traiter de la paix. Dinocrates lui-même environné de tous lescotez, prit le parti de céder au tems & de íè retirer chez lui. A lotsles Meífëniens dociles aux avis de leurs anciens, & surtout des Ambas-sadeurs de Béotie, Epenéte & Apollodore, qui heureusement se trou-voient alors à Meífëne pour négocier la paix; les Meífëniens, dis-je,députèrent pour finir la guerre & demander pardon de leurs fautespaíïées. Lycortas aífëmbla les autres Magistrats , & après avoir en-tendu les Députez , il leur dit, que Punique moien qu’avoient lesMeífëniens pour obtenir la paix, étoit de livrer les auteurs de la ré-bellion & de la mort de Philopœmen, de remettre tous leurs inté-rêts en la disposition des Achéens, & de recevoir garnison dans leUtcitadelle. La réponse du Préteur divulguée , ceux d’entre le peuplequi depuis longtems vouloient du mal aux auteurs de la guerre 1étoient très-disposez à s’en saisir & à les livrer. D’autres, qui croioientn’avoir rien à craindre de la part des Achéens, consentoient aussi vo-lontiers qu’on abandonnât tout à leur discrétion. Et il falloit bienque les uns & les autres acceptaífënt les conditions, puisqu’il f,eleur restoit aucune autre ressource. La citadelle fut donc aussitôt ou-verte au Préteur, qui y mit des rondachers. II entra ensuite dan§ I 3ville suivi d’un corps de troupes choisies. II convoqua la multitude,lui sit une harangue convenable aux conjonctures présentes, Sc lui P r °'mit que jamais il ne manqueroit à la foi qu’il lui avoit donnée. Poufles affaires générales, il les renvoia toutes au Conseil des Achéens ffNdevoit fort à propos s’assembler à Mégalopolis, II sit encore jussi cede tous ceux qui étoient convaincus de quelque crime, Sc constat » 113à mort ceux qui avoient trempé dans la mort de Philopœmen.

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