Band 
Tome VI.
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zr.8 AMBASSADES DE POLYBE.

tauchus 8c Medon de Boerée. Us arrivent chez Licinius, on tient con-seil, les Ambassadeurs déclarent les ordres dont ils étoient chargez»on les fait retirer, on délibéré. Le sentiment unanime fut, qu’il fal-loit répondre le plus fièrement qu’il sc pourroit. Car telle est la coutû-m qu’observent les Romains & qu’ils ont reçue de leurs ancêtres, dansla mauvaise fortune ils affectent de paraître hauts Sc fiers, Sc dans labonne doux Sc modestes. Cette politique est belle, on n’en peut dou-ter , mais je ne fçai si dans certaines conjonctures il est bien poiVlede la garder. Quoiqu’il en soit, voici la réponse qu’on donna au*Ambassadeurs. ” Point de paix pour Persée, s’il ne laifieau pouvois„ du Sénat de disposer de sa personne Sc de son Roiaume comme il lul„ plaira. Cette réponse portée au Roi Sc à ses amis, on fut frapp 5d’un orgueil si insupportable. Le Conseil en fut choqué au point qu’ostdit au Roi que quoiqu’il arrivât, il ne devoir plus envoier personne au*Romains. Persée ne fut pas de leur avis. Non seulement il y envoiaplusieurs fois , mais il offrit un tribut plus considérable encore que ce-lui dont Philippe avoit été chargé. Toutes ses instances ne servirentqu’à lui faire reprocher par ses amis ; que victorieux il se rabaiíîòit au-tant que s’il eût été vaincu. N’aiant donc plus de paix à attendre, ilrevint à son premier camp de Sycurium.

L X X.

Convention des Rhodìens avec Ter fée pour la rançondes prisonniers.

Q Uand la guerre de Perlée contre les Romains fut finie, Antenotvint de ía part à Rhodes pour traiter de la rançon des prisé’ 11-' niers qui étoient fur mer avec Diophane. Le Sénat Rh o&Ç 11fut partagé fur le parti que l’on devoit prendre. Philophron Sc Th ee 'tête ne vouloient nulle liaison, nul Traité avec le Roi de Macédo lstC .’Dinon 8c Polyarate étoient d’un autre sentiment. Enfin les avis se se u!l1rent, 8c l’on convint avec Períëe pour la rançon de ces prisonniers

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