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Tome VI.
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E T D E V X C E S. 4 f*

neur Sc de probité, ami des Romains, Sc qui pendant que Philip-pe occupoit les détroits de l’Epire, avoit été cause que ce Princeavoit été chaste de ce Roiaume Sc que Titus s’en étoit rendu maître,

Sc de la Macédoine: Charope, dis-je, avoit un fils nommé Macha-tas qui en eut un qu’il nomma Charope. Machatas étant venu àmourir laissa son fils fort jeune. Charope son aieul prit soin deson éducation, Sc l’envoia à Rome avec un équipage sortable poury être instruit dans la langue latine Sc dans les belles lettres. Lejeune Charope se fit beaucoup d’amis dans cette ville Sc après quelqueséjour il revint dans fa patrie. Son aieul alors étoit mort. Natu-rellement haut, orgueilleux Sc plein de mauvaises inclinations, il semit à contredire & à décrier les personnes du premier rang. D’a-bord on n’y fit nulle attention, Sc Antinous, plus âgé Sc plus enconsidération que lui, n’en gouvernoit pas moins à son gré. Laguerre déclarée contre Persée, Charope indisposa les Romains con-tre Antinous , Sc pour cela leur éxagera l’ancienne liaison qu'avoitcet Etolien avec la Maison Royale de Macédoine. Tantôt il ob-servoit ses démarches, tantôt il interprétois en mauvaise part ses pa-roles ou ses actions, il retranchent de quelques-unes > il ajoûtoit àd’autres, Sc vint enfin à bout par ces artifices de faire croire toutce qu’il inventent contre ceux qu’il vouloit perdre. Céphale n’en futpas ébranlé. C’étoit un homme d’une sageslè Sc d’une prudencesingulière. II persista dans le meilleur parti. II pria d’abord lesDieux de ne pas permettre que les affaires se décidassent par lesarmes. Quand la guerre eut été déclarée, il fut d’avis qu’on n’ac-cordât aux Romains que ce à quoi l’on s’étoit obligé par le Traitéd’alliance, Sc- qu’on ne se déshonorât point jusqu’à se soumettre lâ-chement à tout ce qu’il leur plairoit d’ordonner. Cette fermeté dé-plut à Charope, Sc il se déchaîna contre Céphale. On ne pou-voir rien faire où il ne soupçonnât du mal, dès que ce qui ce fai-soit n’étoit pas favorable aux Romains. Dans les commencemensAntinous Sc Céphale, n’aiant point à se reprocher d’avoir rien pro-posé de contraire à la République Romaine, crurent devoir mépri-ser les calomnies qui se répandoient contre eux. Mais quand aprèsle combat de Cavalerie ils virent que fans raison l’on conduisoit àRome les Etoliens Hippoloque , Nicandre Sc Loquague , & qu’onajoûtoit foi aux calomnies que publioit Lycifque , qui dans l’Etoliefuivoit la même route que Charope-, alors prévoiant l’avenir ils pri-rent des mesures pour se mettre à couvert de ce calomniateur, Scrésolurent de tout tenter pour éviter d’être mis dans les fers & d’ê-tre menez à Rome fans avoir été entendus. Pour cela ils furentobligez, quoique ce fût contre leur intention » d’embrasser le partide Persée.

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LXIV. Théo-