VI
AVERTISSEMENT
jours faire naître dans les Païs difficiles 8c de hautes Monta-gnes cette forte de guerre est la plus savante de toutes. No-tre Auteur l'a traitée d’une maniéré profonde, auíïì bien queles retraites d’Armées, fans que les Ecrivains militaires luiaient fourni les moindres secours fur ces matières importantesSe délicates.
Rien n’est plus étonnant que de voir un homme tel que leChevalier de Folard, íï peu récompensé après tant de servi-ces importans, qui fcmbloient devoir leìever aux plus hautsgrades, surtout dans un Païs comme la France. Jamais onne vit plus d’application au métier de la guerre, de courageplus élevé, de génie plus fécond en ressources, 8c plus delumières, dont il étoit moins redevable a fa grande expérien-ce qu a l’étude de toutes les Sciences nécessaires à un Hommede guerre > Sc qui ne sont pas en petit nombre. Il étoit fortversé dans les Antiquités, les Méchaniques Sc la Politique.Une lecture immense de l’Histoire ancienne Sc moderne luirendoit présens les faits dont il avoir besoin pour confirmerpar des exemples les vérités qu’il vouloir établir. C’est laméthode qu’il a toujours suivie dans son Commentaire fur Po-ìybe, où il se propose d’anéantir une infinité de préjugés re-çus. Toujours soutenu des Grands-hommes de l’Antiquité,Sc de ceux que les derniers téms ont produit de plus illustres,il n’avance rien que la conduite de ces Héros anciens Sc mo-dernes ne justifie Sc n’autorise. Avec une telle escorte, le bon-sens Sc la raison triomphent sens peine des contradictions les plusopiniâtres, Sc la vérité toute lumineuse reste en poíìeffion de sesjustes droits. Il en a trouvé un grand nombre en son chemin,qui entêtés des préjugés de la coutume, n’ont cessé de crier con-tre un homme qui s’écartoit des routes ordinaires, qui atta-quoit les useges reçus, lorfqu’ils lui paroiíloient contraires â ladroite raison, Lc qu’il cherchoit â établir une nouvelle Tacti-que Sc un nouveau Système Militaire, fondé sor des principespuises dans ks Anciens. H les regarde comme nos Maîtres dans