Band 
Tome premier.
Seite
XVIII
JPEG-Download
 

XVIII AVERTISSEMENT,situations, au-lieu. que la Phalange ne pouvoit agir que sor unterrain uni, D’ailleurs ellen’avoit d’autres armes que la Pique,dont la longueur l’embarraísoit, au-lieu que la Colonne n’aqu’un septième de Pertuifmes, plus commodes ôc plus facilesa manier que la Pique. Le reste est armé de Fusils & de Ba-ïonnettes. H fait consister la principale force de Plnfanteriedans son feu, Mr. de Folard dans l’arme blanche, lorsque l'on peutjoindre l’Ennemi fans obstacle, ll soutient qu’on réussira mieuxen essuyant le premier feu, & en abordant l’Ennemi brusque-ment. Mr. de Folard est persuadé que cette méthode convientmieux aux François que toute autre Lc il allure quils Pont tou-jours suivie avec succès. L’Auteur Critique fait contre le nou-veau Système plusieurs objections, qu on a prévenues dans lePolybe, où l'on en trouve les réponíes. Mr. de Folard a euraison de s’en plaindre, mais avec grande politeíïè. Il n’a pasété plus content de le voir débiter gravement, comme de sonpropre fonds, des choies bonnes & utiles qui fe trouvent bienmieux dans le Polybe, lans en faire honneur à celui qui y avoirpensé le premier. Tout ce qu’il dit de la Cavalerie, & fur la né-cessité de la mêler avec Plnfanterie, pour la faire combattre avecavantage ; tout cela appartient à Mr. de Folard. Permis á l’Offi-cier Suisse de croire que c’est la Cavalerie qui gagne les bataillesen plaine, & qu’il n’est pas possible á Plnfanterie de lui résister(ì elle est enveloppée. - On voit le contraire dans le Polybe.

Enfin on voit ici la Réponse de Mr. de Folard aux deux Offi-ciers Hollandais, telle quelle parut dans le Tome XVI. de h Bi-bliothèque Françoise. Cette Piéce est remplie de marques d’estimepour ces deux Messieurs &c pour toute la Nation Hollandoise,dont il loue fort Plnfanterie ôí la Discipline Militaire. Lorsqu'ilìa donna il n’avoit encore vu que les deux premières Lettres desSentiment d’un Homme de Guerre , mais il ne jugea pas devoir y ré-pondre , & il ne voulut pas permettre à Mr. de Robert son neveude le faire pour lui. Il crut ne devoir pas s’engager plus avant danscette querelle, ôc que l’approbation des plus grands Guerriers de