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Tome premier.
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XII
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xij P R E F J C E.

qu’ils feront. Voilà ce que j’avois k dire de ce premier Tome; pasisons au second, où nous nous réduirons à une simple idée, sauf kdire quelque chose de plus dans une Préface.

L’attaque & la défense des places des Anciens en fera la matière ,fans passer à d’autres que par diversion. Le siège de Lilybée, qui estun des plus célèbres ; & peut-être le plus savant de l’antiquité, m’a ser-vi comme de texte à expliquer, & f ai formé là-dessus un Ouvrage ré-gulier & trés-considérable. J’ai rangé les matières, qui font infinies,de la maniéré qui m’a semblé la plus commode & la plus méthodique.J’ai puisé, k peine le croira-t-on » d’un homme aussi peu savant que jeìe fuis : car je sens bien que fe ne le fuis pas; f ai puisé, dis-je, dansun fort grand nombre d’Auteur s: ceux qui font plus savans que moidans cette forte de Littérature, n’en seront nullement surpris; mais ilsle seront de ma patience bien plutôt que de mon esprit.

On y trouvera toutes les pratiques & les méthodes différentes desAnciens dans ces deux belles & savantes parties de la guerre, car ils yétoient plus habiles que nous ne le sommes ; c’est de quoi peut-être noshabiles Ingénieurs ne conviendront pas. Ils suspendront, s’il leur plaît,leurs décisions juíqu’k nouvel ordre: car il faut que le Livre paroisse.Tout cela est enrichi de Figures, & d’une infinité d’éxempîes, de ré-fléxions & de raisonnemens;j’y amène des preuves, je préviens les ob-jections , j’appuie tout de témoignages ; & lorsque ces fortes de flam-beaux me manquent, j’ai recours aux conjectures, qui ne m’échapentpas au besoin, presque assûré qu’il n’y en aura aucune de rebutée.

Je ne pense pas qu’il y ait rien de plus amusant & de plus instructifqu’un Traité particulier fur une matière comme celle-ci, lorsqu’elle estneuve & que celui qui se met en tête de l’épuiser n’est pas dépourvu desconnoissances nécessaires pour une telle entreprise r l'expèrience de laguerre doit être jointe k ces connoissances pour pouvoir réussir. Sanscette expérience je ne crois point qu’un autre, plus savant que je ne lefuis, s’en pût bien tirer. On trouvera ce Traité d’autant plus curieux &plus amusant, qu’il est presque tout parsemé & bigarré de Physique &inexpériences fur les ressorts de l’air & du feu, car je fíiis íùr cepoint-lk d’un sentiment bien différent de ceux qui ont écrit fur cet-te matière.

Les machines de jet des Anciens m’en ont fourni l’occasion quantaux parties de lair ; car quant k celles du feu, la poudre qui a produitl’invention de nos diverses bouches k feu, & celle de nos mines, m’aconduit k des expériences & k des découvertes toutes nouvelles fur lesparties qui composent les ressorts de la flàme considérée comme un flui-de parfait.

Je hazarde mes conjectures fur leur nature L leur figure, car je n’ai4|ue çela à donner, non plus que les autres, pour qu’ils puissent pro-