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sien 6e ce qu’on leur dîsoit, (/?)_ jls-tendre les conditions insupportables
-qtfilavoit dorrtîé, devint plus gros Seigneur quen’étoit un Curé de Montpezat. Car que nemê'-ritoit pas un tel service, & que coûte-t-il à laCour pour récompenser un homme d’Eglise? IIfaut les désabuser , le sieur Tenien demeura Curécomme devant.
(a) lis ne pouvaient fans impatience entendre lesconditions insupportables qu’il voulait leur imposer. ]Toutes les fois que je me représente cet air dehauteur & de mépris avec lequel Régulus traitede la paix avec les Députés de Carthage, & lesconditions dures & insupportables qu’il veut ieurimposer, commes’il ne leur resloit d’autres res-sources pour se sauver, que dé se fendre à la dis-crétion du vainqueur : toutes les fois, dis-je, que|e pense à cette conduite du Romain , & à quoi .-il est assujetti iui-mêmepeu de tems après,, cela -nie rappelle une maxime d’Esope. On lui deman-doit quelles étoient les occupations ordinaires deJupiter. II abaijse les choses hautes , répondit-il,
• £? éléve les choses baffes. Voilà en deux mots l’a-brégé dè l’Histoire humaine. Le monde est un•véritable jeu de bacille, & ceux qui y jouent les.
■ premiers rolles y réussissent le mieux. Ils com-mencent, ils finissent, ils se relèvent & retom-.bent. Heureux ceux 1 qui voient ce jeu sans être‘•obligés d’y prendre tpart.,
Les Députés de Carthage se retirent indignésdes propositions du Proconsul. Ils aiment mieuxpérir les armes à la main, qusdesubir lasesqn *
' teur du joug dont il prétendait ks charger. Le mé-pris qu’il semble qu’on fait de nous, produit deseffets surprenans dans les hommes véritablementcourageux, quoique, vaincus L-atterrés. Jsesressources naissent souvent des grands périls, &de l’extrémité de nos affaires. Régulus s’imagi-ne follement que la prise de deux villes ,& deux'grandes victoires gagnées, l’une fur mer&l’autrefur terre, réduiront ses ennemis à se soumettre àtout ce qu’il lui plaira de leur imposer. II n’ên-visage que ce qu’il y a de triste & de fâcheux danscenx avec, lesquels il traite, fans penser aujeu debleuie/, & combien je parti des désespérés, làquoi l’on nous oblige, nous éléve & abaisse les.autres.
C'est ce qui arriva aux Alliés contre la France,aux négociations deGertruyde.mberg en 1710. Sepeut-il rien voir de plus conforme à celles de Rome & de Carthage? Ils nous proposent des con-ditions honteuses 6: impossibles; nous leur enproposons d’aUtres quilevent cette impossibilité,
• fans en ôter la'bcmte & le déshonneur: elles é-toient tristes & fâcheuses. Mais la nécessité nousles extorque, ou plutôt i’igpornnce de nos res-sources. Nous «'envisageons que nos disgrâcespassées, sansîn connoître la cause, ni les moiensde les réparer, k ces moiens étoient M» en
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ne pouvoient íàns impatience en-Ljiie le Consul vouloir leur imposer.
changeant notre façon de faire la guerre, & «n vi-sant d’une politique un peu moins timide : carc’est par là que nos maux parurent tout à décou-vert, quoiqu’ils fussent moins grands que le bruitde la renommée ne les faisoit. Nous proposonsdes conditions fort ail dessous de nos forces, &aufquelles nos ennemis ne s’étoient jamais atten-dus , car ne tenions-nous pas alors au bout de nosarmes la ressource dont les Carthaginois s’étoientservis? N’avions-nouspasun Xantipe en Francedans le Maréchal de Villars, comme les Cartha-ginois en Afrique? Les Alliés font surpris de nospropositions faus le faire paroître.lls nous croientaux derniers périls. IIsVimaginent que nous noussoumettrons à quelque chose de moins supporta-ble. Ils appesantissent tous les jours le joug pardes demandes plus onereufesjelles deviennent en-fin ridicules. II ne s’agit de rien moins que dedétrôner un Roi légitime : & si l’on demandequel étoit le véritable objet, & les différentes vûesde chaéun des ligués contre les deux Couronnes,on répondra la trop grande puissance de la Fran-ce;; mais .dans le fond .c’étoit le partage imaginai-re de la Monarebie.Espagnole à 1 -égard des Indes,& raffolblissement de l’antre par la cession de nos■conquêtes. Us .partagent la-,peau, de l’purs. jlsl’ont blessé, mais il n’a.pas reçûde coupmonel.On ìe croit mort à Geitruydcmberg,. il. leur écha-pe peu de tems après. Lorsqu’ils croient le te-nir , ils le voient revenir fur la voie, reprendre denouvelles forces, ôç.regagner les campagnes &lefort d’oìi il a été chassé.
L’orgueil de nos ennemis est tel, qu’à peinedingneat-ilsjfous parler,.-semblables à ce Romain,dont parle Tacite, qui ne daignoit jamais parlerà ses esclaves, de peur de fouiller fa langue. 11sse, font longtems attendre au Congrès. A la ma-niéré des Empereurs Romains, il faut leur écrire.On ne vit jamais tant de superbe. Un ou deux'Députés de Hollande font le personnage de Ré-gulus , ils nous imposent les conditions les plusdures de leur part, comme de celle des Puissan-ces unies contre nous-, dont .ils .feront bientôtles dupes. : lis parlent en maîtres. Ils croient quetout ce qù’ìls nous accordent doit être reçu commeune grâce , fc? avec réconnoiffance. La dureté desconditions,aufquelles ils vouloient nous soumet-tre, fit notre salut, comme elle fit celui desCarthaginois, On les rejette'avec indignation.
Nos Plénipotentiaires'se retirent ;& quoique nos
affaires -semblassent désespérées, on trouva desressources aufquelles on ne feseroit jamais atten-du. Le changement du Ministère dans la guer-re, comme dans lcsFinances, renouvelle la facedes affaires,& la défection des Angloisdupartide la ligue -nous remit fur nos avantages. L’ac-tion de Deiìuin r en versa tontes les espérances, &O L