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Tome quatrieme.
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3 oo H I S T O I R E DE' POLYBE,

otoít. important de rassurer les troupes contre les revers qu’elies avoient*éprouvés, & de dissiper l 1 épouvante qu’elles en avoient conçûë.

sie les faire lire. Ce Prince íçavoit fort bien dis- comme les Latins, se dónsient de très-grandeátinguer les fausses des véritables, ce quin’est pas libertés en fait de harangues militaires, & par-',difficile: car le stile d'un grand homme lui est tiailiérement Tito I.ive. 11s font dire aux ger.-vparticulier, & ne s'imite pas aisément. ce qu’ils aúioient dû dire dans les journées im-

11 est certain que les discours faits à la tûte des portantes, & les font parler de la maniéré d,rarmées , où il entre des mots de raillerie & de monde la plus noble & la plus mâle : ce qui estplaisanterie, font plus d ? cffetque les plus sérieux , un grand ornementa l'IIistoire.quelque bien tournés qu’ils (oient. Un bon mot Celles ^leQuinte-Curce font certainement bd-iquelquefois est d’un grand effet. Celui d’Annibal lez. ]| n’y en a point'que j’estime davantage quèà Giscon à la bataille de Cannes, en fit beaucoup, celle d’Alexandre à Isse. Toutes les autres w-rCelui-ci lui dit que le nombre des ennemis lui pa- paroissent plus dignes d’un Orateur excellentquero'ffni: fo r t étonnant ; Annihal, au rapport de Pîu- d’un Général d’armée , dont les discours doiventtarqus, fronçant le sourcil, lui répondit : mais il être simples & nobles, & renfermer plus de sens\> a une chose plus étonnante encore , Giscon, £? à que de paroles, Les Livres sacrés nous en four-ìaq'idie tu ne prens pas garde Giscon lui deman- dissent un très-grnnd nombre qn’on ne sç.iuraítq.i ce que c’étoir :■ c’efl, dit Annibal.gye de tout trop admirer, p-irce qu’elles font tellës qu’ellesce prodigieux nsmhre d'hommes il-n’y en,a^ pas un doivent éire. Tacite n’excella pas moins dans lez.seul qui s’appelle Giscon comme toi: ce qui fit rire siennes. CellesquePolyberapportedanssonHil-tout le monde. Sctourel’armée le fçut un moment toire font copiées d’après ceiles des Généraux,après. C:la fi: revenir le-.courage U la confiance Tite-Live les a tiouvées trop simples pour rp.íaux Carthaginois. dit encore Plutarque, qui se inférées dans fou Histoire. I! les fait parler toutpersuadèrent que leur Généra' navale pas ri défi autrement qu’ils n'ont fait dans Polybc, & methon exur , jisqu’à plaisanter à la vû? d'un fi grand en œuvre routes les figures & tous lesorncmenspéril', qu'U ne vie bien qu'îl pouvoit Jurerr.et.t de Ton éloquence, plus capables d’e.xciter l’adihi-tntprifer (es ennemis. Le mémo Auteur dit qu’An ration de ses Lecteurs que le courage d’une armée;■tigorius n J en faifoitpas d'&utres'àfes soldats. Ce h, qui ne se paie pas de tous ces vains ornemensdefait qu'ils méprisent davantage Iúurs ennemis. La rhétorique, où elle n’entend rien,

Général ne parleroit pas de la forte, s’il n éto:t Zifca , comparable aux plus grands hommes ddailûré de son fait. A la bataille d'OnrhoméneSyl- l'antiquité , avoit la coutume ce haranguer fesla fit un discours à fes soldats étonnés, & qui com- troupes pour les animer nu combat, 6c pour ri’au-mençoiene àprendre îà siìite. Volant qu'll allmt tres raisons où son éloquence étoit nécessaire. A 1succomber, ,, il descendit promtement de che« près celui qu’i! livra à la Noblesse de Bohême,,, val, dit Plutarque , & saisissant une doses en*- qu’i! tailla presque en pièces dans un pas demoii-„ feignes, il poussa aux ennemis à travers les tagnes, il" man.hn droit á Prague pour {'assiéger;,, fula'rds,à qui il crioit: Pour moi , Rwritiins, il fc fe venger Mes outrages de -cette ville, dit Va‘-rn’efi glorieux de mourir ici ; mais pour vous, rillas : fes soldats verdoient la saccager oc la piller,quand on-vous demandera en quel endroit vous 6c Z.isca prétendnit ne lapoint détruire: des rni-ave; abandonné votre Général, swvmez-vnus de sons politiques î y obligeoient. II vit bien qu’ilrépondre que c'eft à Orchmnén*. falloit parler aux soldats,il monta fur un tonneau.

Les Lacédé,-ioniens faisaient leurs harangues Compagnons, leur dit-i!, quand je considèreencoteplus courtes ,&pourtant toutes plcines de les grandes choses que vous - avez faiies, L quesens & de force. Thucydide nous e;i donne un je m'en retrace le souvenir, je me fens moins toit-très-arand nombre dans son Histoire de laguer:* ché de la gloire qui-nsen revient, que de celledu Péloponèse, qui ; pour être un peu longues* que vous vous ères acquise par votre valeur, jeda moins celles qui so font â la tête des armées, confesse devoir beaucoup ácetíe-c;,&l’aveu quene font-pas moins admirables & moins in'dructi- je vous en fars r.em’cst pas moins agréable que leves. Celle de Phormion, Généra! Athénien, peur succès dr nies entreprises. Si voue ne ra'aviez pas■exhorter fes soldats au combat, est un ch;f-d’œu- eu pour votre Général, vous seriez aujourd’huivre à-rnon gré, 6c digue d’un excellent Chef dè dans la servitude &' dans le mépris, & peut êtreguerre On voit assez que Thucydide U lui prê^ morts de misère. Je vous ai toujours traités com-te, étantaussi habile & auílî grand Guerrier que me mes enfans, je vous ai dressés de ma main $lui. Un Kcrivain qui n’est pas du métier ne rai- Ct formés dans l’artde vaincre avec tant de bon-sonnera jauiais de [a force, la pièce le démontre heur, que les armées les plus nombreuses, lesassey. Ses discours font presque tous de la même plus aguerries &!es mieux disciplinées n’ont pû tc-force fur toutes sortes de sujets qui regardent les nir un instant devant vous. Tout vous a fait large•atfflás <SS k .politistuè uiilitaûv» Ln Gtzçs-j clans le combat; mais songez oije cette valeur tut