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plus de ses gens que les Romains n’en tuent; elle étoit d’autant plusà Pétroit, que son infanterie Pmcommodoit en flanc, l’infanterie Ro-maine en tête & la cavalerie par derrière. Dans ce combat presquetout ce qui étoit décendu dans la vallée fut passé au fil de Pépie,& ceux qui étoient au pied de la montagne furent mis en déroute,c’étoient les armés X la légére , qui faisoient un tiers de toute Par-mée. Indibilis se sauva avec eux, & se mit à couvert dans un lieufortifié. Les affaires d’Eípagne finies, Scipion revint à Tarragone,pour aller de la dans fa patrie recevoir Phonneur du triomphe qu’ila volt mérité. Pour y arriver au tems de sélection des Consuls, a-près avoir donné ordre à tout ce qu’il y avoit à faire en Espagne, ils’embarqua pour Rome avec Caius & d’autres amis, laissant le soin deParmée à Syllanus & à Marcius.
CHAPITRE VIII.
Antiochus rétablit Euthydéme dans fa première dignité. Expéditions(V Antiochus dans les hautes provinces de d Asie.
E Uthydéme tâchoit de se justifier auprès de PAmbaíTadeur d’Antio-chus, en lui remontrant que ce Prince n’avolt pas raison de vou-loir le chasser de son lloiaume; que loin d’avoir quitté son parti, ilne s’étoit rendu maître de la Bactrians qu’en faisant mourir les décen-dans de ceux qui lui avoient manqué de fidélité. Après avoir parlélongtems fur ce sujet, il pria Téleas de se rendre médiateur entre An-tiochus & lui, & de faire enforte par ses remontrances & sos prières,que ce Prince ne lui enviât pas le nom & la dignité de Roi ; que s’ilne se rendoit pas, il n’y auroit de sûreté ni pour Pun ni pour l'autre;qu’un grand nombre de Numides étoit prêt à tomber fur le païs, quiles menaçoit Pun & l’autre d’un péril égal, & qui une fois entrésinfecteroient tous les liabitans de leur barbarie.
Téleas fut ensuite porter ces paroles k Antiochus» qui cherchantdepuis longtems à finir la guerre, accepta volontiers les propositionsde paix que Téleas apportoit de la part d’Euthydéme. Après plusieursautres volages de cet Ambassadeur, Euthydéme envola Démetrius sonfils pour ratifier le Traité. Antiochus le reçut bien, & jugeant furíà bonne mine , fur ses discours & fur Pair de majesté qui régnoitdans toute fa personne qu’il étoit digne d’être Roi, il lui promit unede ses filles en mariage, & accorda à son père le nom de Roi. Lesautres articles du Traité surent mis par écrit, & Pon confirma Pal-liance par sermens.
Cet-