AMBASSADES DE P O L Y B F, z-?
LXV1II.
Le Sínat ordonne (jue les slmbqf]adeui*s de Fersée sortentde Rome &•? d'Italie.
L Es Commissaires Romains étant revenus d’Aíìe, firent au Sénatleur rapport fur ce qu’ils avoient vu à Rhodes & dans d’autresvilles, fnfuite on fit entrer les Ambassadeurs de Persée. Solon &Hippias firent tous leurs efforts pour justifier leur Maître fur tout, &pour appaiser la colère du Sénat» 11s le défendirent principalement furl’attentat qu’on Paccusoit d T avoir commis fur la personne d’Euméne.Quand ils eurent fini, le Sénat qui depuis longtems avoit résolu laguerre, leur ordonna & à tous les Macédoniens qui étoient à Rome,de sortir incessamment de la ville & de l’ítalie dans trente jours. Onappel la ensuite les Consuls, & l'on leur recommanda de ne pas perdrede tems & de donner tous leurs foins à cette guerre.
LXIX.
Fersée , quoique uittorieux , demande la paix & nepeut Vobtenir.
A Près la victoire remportée * par les Macédoniens, Persée afi * Voie*sembla son Conseil. II s’y trouva quelques-uns de fes ai *dsqui lui dirent qu’il feroit bien de députer au Consul, de lui deman- te-Uve,der la paix, & pour Po b tenir de lui offrir, quoique victorieux, ^ 4 *.les mêmes tributs & les mêmes places que Philippe vaincu avoit pro-mis de céder. „ Car dirent-ils, s’il accorde la paix, premièrement„ vous vous faites un très-grand honneur en finissant la guerre„ après une victoire , & en second lieu les Romains , après avoir„ éprouvé la valeur de vos troupes, ne feront plus si hardis à don-„ ner des loix dures ou injustes aux Macédoniens ; que si piqués„ de leur défaite ils s'opiniâtrent à s'en venger, autant qu’ils auront„ à craindre la juste colère des Dieux, autant vous aurez lieu d’efi-« pérer que les Dieux & les hommes favoriseront votre modération ".
Cet avis aiant été approuvé de la plupart des membres du Conseil& du Roi même, on choisit sur le champ pour Ambassadeur Pan-