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Tome sixieme.
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4-50 E X E M P L E S DE VERTUSsauver & senfuit k Canne, «Se implora le secours de3 habitans. Maismalheureusement ils étoient unis avec les Rhodiens, «Sc ils le chassèrentde la ville. De lk il cnvoia prier les Cibyrates de lui donner une retrai-te, & de lui faire venir quelqu’un qui le conduisît chez eux. II efpéroitd’autant plus en obtenir cette grâce, que les enfans de Pancrates, Tyrande cette ville, avoient été nourris chez lui. II Pobtint en effet, maisarmé dans cette ville, il la jetta dans un grand embarras, «Sc tombalui-même dans un plus grand que celui où il s’étoit trouvé k Phaselis.Car les Pbasélites isolèrent le loger, de peur que les Romains ne leuren fissent un crime, «Sc ils ne purent le conduire àRome,parce qu’étanttout-k-fait au milieu des terres, ils n’avoient nul usage de la navigation.Us furent donc obligés de députer k Rhodes «Sc ail Consul dans la Ma-cédoine , pour les prier de les défaire de ce malheureux fugitif. PaulEmile écrivit aux Cibyrates de garder à vue Polyarate, «Sc de le menerà Rhodes, «Seaux Rhodiens de le conduire vif k Rome par mer. Lesuns «Sc les autres exécutèrent l’ordre qu’ils avoient reçu, «Sc Polyarate futtransporté k Rome, théâtre où parut dans tout ion jour son impru-dence «Sc sa lâcheté, «Sc sur lequel il fut exposé par Ptolémée, les Phase -lites, les Cibyrates «Sc les Rhodiens. Son peu de force d’esprit méritoitbien cette punition.

Je me suis un peu étendu fur Dinon «Sc fur Polyarate, non pour in-sulter k leur malheur, cela seroit déraisonnable, mais pour porter ceuxqui dans la fuite íè trouveront dans des conjonctures semblables, àprendre de plus sages mesures.

LX1X.

£cs Etoliens ct? les Epìrotes.

L E premier de ces peuples étoit occoûtumé k vivre de vol <Sc de bri-gandage. Tant qu’il leur fut permis de piller les Grecs, ils nevécurent qu’à leurs dépens, toute terre leur fut ennemie. Quand lesRomains furent les maîtres, ne pouvant chercher de secours hors de leurpais, ils tournèrent leur fureur contre eux-mêmes. Dans une guerrecivile qui s’éleva parmi eux, il n’y eut pas de violences & de cruautésqu’ils n’exerçassent. Après s’être égorgés les uns les autres peu detemsauparavant proche d’Aríinoé, rien ne pouvoit plus les arrêter. Leurrage étoit parvenue k un excès, qu’il n’y avoit ni Chef ni Conseil quipût la réprimer. On ne voioit dans toute l’Etolie, que confusion,qu’injuítices, que meurtres. Rien nes’y faisoit fur les lumières du bon