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Supplement a l' histoire de Polybe.
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IV

EPITRE.

* jantes £-? fans force. 11 les remit en vigueur par fa vertu, & servit(Texemple aux autres : mais Corbulon les trouva anéanties dans lemé-

pris prêtes à tomber, comme P Empire qui panchoit à fa mine, il rétablitles unes par J'a vigueur & sauva T autre, autant par la grandeur d#soncourage , que par la capacité qu'il avoit acquise clans le calme (Tune paixprofonde.

Cette Paix où nous vivons aujourd'hui, Monseigneur, £*? que nousdevons à votre sagesse, est une efpece de miracle, & le plus grand detous les biens : mais ce fem 1 le plus grand de tous les maux fila Guerrenous jurprenoit dans cet état de nonchalance, de luxe £2? de corruption,où Corbulon trouva les armées. Si j''étoìs autant avancé dans lès honneursde la Milice que j'en fuis loin, on pourroit peut-élre s'imaginer que jem'applique ce que je dis ici de ces deux grands hommes. U y a une tropgrande différence entre leurs emplois £2? les miens, entre leurs qualitéséminentes & ma médiocrité pour en.f aire. rien conclure à mon avantage.Tout ce que je puis avoir de commun avec eux, Monseigneur, c est deprofiter de la paix pour me rendre digne, de votre, estime , £3? de. faire u-sage, pour m'instruire, d'un teins, que l'on n'employe communémentqu'aux plaisirs.

J'ai réfléchi Jur mes lellures anciennes, f en ai fait de nouvelles. Jeme Juis rappel lé toutes les leçons que m'avoient données pendant trente stxCompagnes nos Maîtres, & l e $ évenemens; enfin de tout ce que j'avoislû, entendu, observé, vû & pratiqué, faisait jur Polybe des obser-vations, qui pounvnt passer pour le seul Cours militaire qui ait paru de-puis les anciens Grecs & Romains.

F. J. R. n'y verra pourtant rien de nouveau-, rien qu'Elle n'ait trou-vé par cìle-méme. Aujst n'est-ce point pour des esprit s. comme le vôtreque don écrit. Que pourroit-on vous apprendre, Monseigneur? Igno-rez vous rien de ce qu'il est permis à l'homme de jçavoir Çf ce que vousj'çavez, aucun autre le jçait-il aujst parfaitement que vous leJ'çavez ? Avous entendre parler de la guerre, on diroit que vous en avez fait votreunique étude. Parlezvous de quelque autre science, c'est par toutlamê-mc capacité £5? I e même plaisir de vous entendre. On ne concevroït pas oùvous avez pu trouver assez de temspour acquérir des connaissances fi éten-dues £5? si parfaites, fi l'on ne Jç avoit quels font les privilèges des géniesdu premier ordre. Grand sujet d'humiliation pour ceux qui ne peuventles acquérir que par d'extraordinaires eflorts. Ceci me regarde plus queles autres f & je sens que st Fous étiez moins habile £5? moins écîaré, jeferois peut être moins modeste.

O fi j'avois été à portée de vous consulter, Monseigneur ! st aujstheureux que Polybe, qui eut davantage de recevoir les leçons de Scipion,auprès de qui il fut toujours, j'avois eu celui de recevoir les vôtres;Quelles lumières n'eujfé-je pas répandues fur Polybe ! Quel cas la postéri-té