54 - SUPPLEMENT A L’HISTOIRE
nés A , de huit bataillons chacune. Huit escadrons de Dragons B, ran-gés entre les espaces des colonnes; les escadrons en t r élaisés de gros pe-lotons D, de Soldats choiíis fur toute lTnfanterìe & des Dragons à pied.Les 28. Compagnies des Grenadiers formant quatre corps E, de 400.Grenadiers chacun fur 16 de profondeur placés entre les efpates des es-cadrons des intervales des colonnes.
Au centre des intervales on pouvoit conserver une réservé de deuxbataillons, ou sections de colonne G, & de deux escadrons A, pour lesaccidens inopinés, ou pour les lâcher selon l’occasion.
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Si les troupes qui étoient dans le village fussent sorties dans une dis-position semblable, étoit-il bien aisé de résister au torrent de ces troiscolonnes composées de Régimens d’une valeur éprouvée, & de quatreRégimens de Dragons? Je demande si les ennemis, quoi qu’animés parla victoire, se seroient bien trouvés d’une attaque íì imprévue. 11 n’yavoit pas à faire du résolu, ni du déterminé contre le choc & la forcede cette masse énorme d’Infanterie formée de l’élite d’une armée quin’avoit pas combattu? elle pouvoit sc retirer avec d’autant plus d’espe-rance de réussir, qu’il eít rare que l’ennemi ne se relâche a prés la vic-toire. Ceux, qui comme moi se sont trouvés en plusieurs grandes ac-tions, ont pû remarquer que les armées qui viennent de vaincre fontaussi désordonnées & débandées que les vaincus, & lorsqu’un habilehomme conserve & fait tout d’un coup paroître un corps considérable detroupes serrées & en bon ordre, la victoire échape souvent à celui quicroit la tenir, & quelquefois un rien peut faire le coup. L’histoire an-cienne & moderne est remplie de ces fortes d’exemples. 11 y en a defort remarquables dans la belle hiíìoire des Révolutions d’Angleterre duPere d’Orleans.
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