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SENTIMENS D’UN HOMME DE GUERRE.
& trente-neuf Bataillons-, une armée de quarante Escadrons & deLEirsivingt-deux Bataillons , il ne balance pas un moment d’y* aller au de-fj 1 :vant de l’ennemi, de le chercher, de l’attaquer, même dans ses a-forces devantages; Cela paroîtroit bien téméraire à d’autres ; mais ici, com- U nfante *me par tout ailleurs où il veut bien se contenter à Pégard du nombre f‘^ c e outed’ínfanterie, tantôt d’une moindre supériorité de son côté , tantôtd’une égalité, & souvent même d’une certaine infériorité, il se fon-de sur la pensée, que quand on combat par Colonnes, contre un en-nemi qui ne répond pas dans le même ordre, fa supériorité ne lui peutservir de rien. Mais comme ma foi n’est pas encore montée à un fiéminent dégré » j'ai cru-ne pouvoir être plus libéral en promesses queje ne l’ai été jusqiPà présent. -
11 y a peu de gens qui connoissent la force de P Infanterie; cela seQu’eiiespeut. Je ne jurerois pas que je ne fusse du grand nombre: Je ne luis^ n d n ^ entpas assez téméraire pour cela. Mais j’eípere qifon rifa vouera aussi,choies?que ce ne seroit pas connoître cette force, que de ne la connoîtrequ’en partie. La force de PInfanterie, íì je ne me trompe, ne con-siste pas uniquement dans ses Evolutions, comme par exemple dansPEvolution de la Colonne, mais encore dans ses dissérentes Armes:non seulement dans ses Armes blanches, mais aussi dans ses Armes àfeu, moins encore dans ses évolutions que dans ses armes, parce queses évolutions deviennent absolument impuissantes fans armes: au lieuque les Armes conservent toujours leurs forces naturelles, indépen-damment de ces évolutions. Ainsi ce ne seroit pas encore connoîtrela force de PInfanterie, si en la connoissant par rapport aux Armesblanches & à ses Armes à feu, on ignoroit les évolutions les plus fa-vorables, pour faire agir utilement & l’une & Pautre Arme* selon les 'diverses circonstances."
La Colonne est íàns doute Pevolution la plus favorable pour Pin- AVan ■fanterie, lors qtfen ne lui ôtant pas l’usage libre de ses dissérentes Ar-gesdeiámes, il s’agit, ou de soutenir un effort de Cavalerie, ou de rompre ^àvs.brusquement un corps 'd’ínfanterie. Je ne veux entrer dans aucunedes méthodes qifil pourroit y avoir, pour former la Colonne de ma-niéré qifelle puisse se servir librement de ses différentes Armes, dansles diverses circonstances où elle pourroit se trouver. Mais il faut queje réleve encore ici ce que j’ai établi ailleurs * que la Colonne étant Défautsformée suivant la méthode proposée par Monsieur le Chevalier de Fo- d e ceiielard , son feu devient certainement à très-peu de chose, en compa-^S*raison de celui qu’oíi peut lui opposer. Ce n est dans le? fond qu’unfeu par rangs de vingt six Hommes de front: Un feu qui est rarement
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