CIVILES DE FRANCE. L iv. XIV. 565gt. Les Huguenots se trouvèrent par la privés du doubleappui, fur lequel ils avoient compté, pour se soutenir , &en conséquence ces procédés rassurèrent extrêmement l’es-prit du Pape , sur la sincérité des intentions du Roi, qui ;depuis long-temps éloigné des Calvinistes , étoit tout oc-cupé du foin d'assurer l’Etat de la Religion fous l'obéissan-ce du Souverain Pontife. Ce qui prouvoit encore ses bon-nes dispositions , c’étoient les ordres précis & les reglemensparticuliers qu il avoir donnés de rétablir l’usage de la Mes-se dans tous les lieux où il avoir été aboli. II travailloitiar.s relâche à trouver les moyens de rendre aux Ecclésias-tiques les biens usurpés fur eux. C’éroit un point délicatôt difficile à exécuter. Les Seigneurs & les Gentilshom-mes qui avoient obtenu la jouissance de ces biens en ré-compense de leurs services , ôc qui en étoient depuis long-temps en possession, ne pouvoient se résoudre à s'en dé-saisir, sans qu’on leur donnât des équivalens ; ce qui n’é-toit pas possible , tant à cause du grand nombre des Pré-tendans, que par l’épuisement où se trouvoient les finan-ces dans ces temps de troubles. Néanmoins le Roi tâchoitavec une adresse ôt une patience infinie d arranger les cho-ses de maniéré que les Ecclésiastiques fussent contens , li-non absolument, du moins à beaucoup d égards. Quoiquela nécessité ne permit pas d’apaiser entierement la plupartdes Principaux d’entr’eux , au moins les personnes modé-rées remarquoient avec plaisir la disposition favorable duRoi &sa dextérité à trouver des expédions propres à conci-lier des intérêts diamétralement opposés.
Ces dispositions annoncées par la renommée à la Courde Rome , y avançoient à propos les affaires du Roi : maiselles y étoient encore mieux soutenues , par des circons-tances contraires , qui inquiétcient le Pape & ses Cour-tisans. Le schisme étoit presqu’ouvert en France : le Par-lement continuoit à travailler de toutes ses forces à em-pêcher que personne n’allât à Rome impétrer des béné-fices , ou s’il en impétroit, il lui en refusoit la pcssesson.Le Roi faisoit nommer par arrêt du Grand ‘Conseil des^Economes spirituels aux Evêchés ou aux autres bénéfices ,
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Híîjri IV.im.