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de la I. Edition. XXVI!
ces des deux Conciles précédens dans sélection d’un autre Pape.Soit, donc, que l’on considéré le nombre 6t la qualité des períon-nes qui computèrent ce Concile, soit qu’on ait égard à l’importancedes affaires qu’on y devoit traiter, soit enfin que l’on fasse attentionà la maniéré d’y proceder,on ne peut disconvenir que ce n’ait été unedes plus célèbres, 6t des plus solemnelles Assemblées Ecclésiastiques,qui le fût tenue depuis la naissance du Christianisme.' Tel fut le ju-gement qu’en portèrent plusieurs Orateurs du Concile, 6c des Histo-riens de ce tems-là (a).
XV. 1 r. n’ett pas surprenant qu’un Concile qui s’étoit déclarésupérieur aux Papes, qui avoit entrepris de les juger, même de lesdéposer, 6c qui avoit donné de si grandes atteintes aux privilèges, 6cà l’autorité des Cardinaux,ne fût pasdu goût de la Cour de Rome,6c qu’il n’ait été approuvé ni des Papes, ni de leurs Théologiens;íii des Canonistes Ultramontains. Mais il paroîtra par cette Histoirequ’il ne manquoit à ce Concile aucune des conditions qui formentun Concile Oecuménique, 6c que si celui-ci n’est pas légitime, iln’y en a jamais eu aucun ; Il est bon d’en alléguer ici quelquesraisons, r. 11 s’y étoit rendu des Députez de toutes les parties duMonde < hrétien, fans en excepter même l’Eglífe Grecque, z. Soitque ce fût au Pape à assembler le Concile, comme les Papes le pré-tendoient, soit que ce fût à l’Empereur, comme il y eut des Doc-teurs qui le soûtinrent publiquement, il ne manquoit rien à cet égardau Concile de Constance, puis qu’il fut assemblé de concert avecun Pape reconnu de la plus grande partie de la Chrétienté. U estvrai qu’au commencement de ce Concile toute l’Eglife n’étoitpas encore bien réunie. Grégoire XII. avoit une -petite Obédien-ce en quelques endroits de l’Italie 6t de l’Allemagne. Benoît XIII.avoit pour lui toute l’Espagne, TEcosse, 6t les Comtes de Foix& d’Armagnac. Mais je ne fai si une aussi petite partie de laChrétienté peut être mile en parallèle avec I’Italie, la France, l'Al-lemagne, laBoheme, la Hongrie,la Pologne, l’Angleterre, le Dan-nemark, la Sue Je, 6t tout le Nort. z. Lorsque Grégoire XII. eutcédé, que son Obédience fut unie au.Concile, aussi-bien que cellede Benoît XIII , après sa déposition, & que Martin V, qui fut éludu consentement unanime de toutes les Nations, eut lui-même ap-prouvé le Concile, je ne vois plus quel prétexte on peut alléguerpour dégrader le Concile de Constance. 11 nc semble pas même aue'les Ultramontains puissent contester l’autorité de ce Concile, fansmettre en compromis sélection de Martin V. qui y fut élu, 6c con-séquemment celle de tous ses Successeurs. D’ailleurs, si le Concilede Constance n’est pas légitime, Martin cinquième fit une faute ca-pitale en approuvant toutes ses décisions,fans en excepter même cel-les qui mettent les Conciles au-dessus des Papes; ce qu’il fit en dé-clarant qu’il souferivoit à tout ce qui avoit été résolu concilianter,
c’cst-
(a) DlujojJ.Hîst.Vol. L,XI. p. 359.
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