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Tome premier.
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HISTOIRE. D U CONCILE

• T 4 IÎ.'Spond. Bzov.Rainald.

Aret. p. iji. _z53.Bz.ov. adan. 1406. IX.Dupai p. 3 Jî-Léonard. ,Ar.et.fier. Ital.p.

r;r.

Dupai ubi fup.p. 360:Gerfomana. p.XXÙ, -

•<«") An. 1407-

Antin. ub. fup.

avoit juré, avec tous les Cardinaux, que celui qui seroû élu, se re*garderoit moins comme Pape, que comme ayant reçu procurationpour se démettre du Pontificat, ôc qu’il s’en démettroit effectivement,dès que son Concurrent le voudroit faire aussi. II confirma la mê-me chose par serment après son élection, •& récrivit à Benoît XIII.pour l’exhorter à ceder,puis qù’il étoittout prêt à le faire, à l’exemplsde cette tendre mere qui aima mieux abandonner son enfant que de levoir couper en deux. II promettoit en même-temps à Benoît de luienvoyer au premier jour ses Légats, afin de convenir avec lui, d’unlieu ou ils pou noient terminer cette importante affaire. II notifiala même chose à toute la Chrétienté. Benoit de son côté ne tardapas à répondre à Grégoire pour lui faire de pareilles protestations,ajoutant qu’il n’attendoit que ses Légats, pour en prouver la sincéri-té. Grégoire ne manqua pas à fa parole. II envoya (a) PAmbasiadequ’il avoit promise, .& Benoît la reçut à Marseille, ou l’on convintde part ôc d’autre de se trouver à Savonne, Ville de l’Etat de Genes,pour y conférer ensemble. Mais lors qu’il en fallut venir à l’execu-tion, Grégoire , attendri par les instances de ses parens, & animé parLadistas Roi de Naples, se trouva bien changé. Au lieu qu’il avoitprotesté qu’il iroit plutôt à pied, un bâton à la main, que de man-quer au rendez-vous, il ne marchoit plus qu’à pas de tortue, faisantmille difficultez fur le peu de sûreté qu’il y avoit pour lui à Savonne,qui étoit un lieu à la dévotion du Roi de France. Benoît plus finque .Grégoire , afin de mettre les apparences de son côté, avançoità messire que son Concurrent reculoit. Tout sc passoit e.n Lettresôc en Ambassades de part & d’autre, mais point d’entrevûè, parceque- l’un ôc l’autre avoit en effet résolu de ne point ceder, ôc que sefaisant en public des reproches mutuels, ils s’accordoient en secret àjouer tout le mo’nde. Une Collusion si manifeste acheva de révoltercóntre eux la plus grande partie de l’Europe. La France & plu-sieurs autres Etats smbraíserent la Neutralité, comme on l’a vû, ôcse déclarèrent contre Benoît comme contre un Hérétique, un Schis^matique, ôc un Parjure. Une partie de l’Allemagne, la Hongrie,la Pologne ôc l’Angleterre, en firent de même à l’égard de Grégoire ,qui, n’étant presque soutenu dé personne, se retira à Riminì , au-près de Charles Malatejìa (z) Seigneur de ce lieu ôc son fidele ami,où il.tâchoit de se conserver, ôc de se faire des créatures autant qu’il °pouvoit, fur tout en Allemagne où se devoit tenir le Concile. Cefut dans cette yûe qu’en 1413. il écrivit à Sigismond un Bref qui s’est

trou-

0 ) Cet Auteur fut présent à toute cette cette Negotiation,& témoigne qu’il ap-,prouvoit Greooire e n tout, lîormis dans l’affairé de l’Union.

(i) Sur Charles Malatefla, voyez l’Histoire du Concile de Pise. Part. I. pag. 239.260.

(3) On ne sait pas ce qu’il entend par us deux. II y en eut trois dans la premiers.' élec-