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Tome premier.
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V. d. mr.T. II.p.z 37. ey lom.IV.p. 44.

vi. Fev».V.d.Hard.T.II,>2.38.

i» HISTOIRE DU CONCILE

roule sur ces deux points principaux, lavoir d’un côté de reconnoî-tre, Sigismond , pour.Roi des Romains, 8c de l’autre de reconnoî-tre Philippe Marie, pour son Serviteur,& son Vassal. Tout ce Dis-cours est un tissu de fausses, Sc de profanes applications de l’EcritureSainte. Les Députez de l’Univeríité de Paris qui arrivèrent le 18.de Fevrier furent d’un grand secours au Concile pour hâter la Cessionde Jean XXIII. Ils avoient à leur tête, le célèbre Jean Gerfon (1)Chancelier de cette Université, & en même tems Ambassadeur duRoi de France au Concile. Entre les Docteurs de ce Siecledà, iín’y en a point,qui,de l’aveu de tout le monde,íë soit plus distingué,par fa probité, son savoir, Le son zele infatigable 8c intrépide pourla Reformation des mœurs, 8c pour PUnion de P Eglise. II avoirpréparé de longuenqain tous les matériaux nécessaires, pour réussirdans ces deux grands desseins, 8c il va paroître déformais, comme leprincipal agent dans .les questions les plus délicates, ou, pour parleravec les Ecrivains de ce temps-là, comme /'«M de ce Concile. Quel-ques jours après Parrivée de ces Députez,la Nation Allemande s’étantrendue au lieu , où elle avoit accoutumé de s’assembler, P Empe-reur (z) les y introduisit, 8c après leur avoir exposé lui-même l’étatoùétoit Paffaire de PUnion, il leur représenta les difficultez que cetteaffaire avoit íbuffertes de la part de la Nation Italienne , 8c les ex-horta en même tems à se joindre à lui , aussi bien qu’aux Allemands.Seaux Anglois, pour pousser la voie de la Cession, qui paroissoit enassez bon train, puis qu’il ne s’agiíîoit plus que de convenir des ter-mes. Comme l’Université de Paris avoit été la prémiere 8c la plusardente à proposer cette voie, il ne sut pas malaisé d’avoir la con-currence de ses Députez à cet égard. 11 s convinrent donc tous en-semble, d’une formule de Cession, que PEmpereur présenta encorelui-même au Pape quelques jours après. Ce dernier trouva fort mau-vais qu’on le pressât, pour ainsi dire, l’épée dans les reins, ôc cher-cha mille détours pour se dispenser d’accepter.cette formule. Mais firépugnance ne ..servit qu’â inspirer une nouvelle vigueur., aux Na-tions, 8c fur tout aux Allemands, aux François 8c aux Anglois.Carpour les Italiens, quoi qu’ils se fussent à la fin rangez à la voie de laCession, ils y alloient néanmoins plus froidement, 8c la traverí'oientmême en secret autant qu’ils pouvoient. Ce fut apparemment cejour-là que les Allemands, volant les tergiversations du Pape, s’ex-pliquerent plus fortement qu’on n’avoit fait encore par les conclu-sions suivantes. „ Que dans Paffaire du Schisme le Concile étoit„ Juge Souverain. Que pour Péteindse il n’y avoit point de yoie

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(1) Son nom étoit Jean Cba r lìer , At on l’appelloit Gerfon on p’vttôt de Gerfon, àanom d’un village de Champagne, où il naquit en 1363. Voyez sa Vie dans le Re-cueil de Mr. V. d. Hart. T. I. P art. IV. p. 2.6. 8t dans le Gerfonniana du Docteur duPin. Fol. XXXIV. On a rapporté dans rHistoire du Concile de Pise tout ce que St(íerfin dans l’afraire de PUnion, & de la Reformation jusqu’ici.