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Tome premier.
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147
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DE CONSTANCE, Liv. II. 147

XIV. Cependant le Pape n'ignorait rien de ce qui se passoità Confiance. • Les derniers Décrets des Nations, Le leur résolutiond’assembler dés le lendemain une S; (lion, qui devoir, polir ainsi dire,régler fa destinée, lui íaiiòit appréhender le voisinage du Concile.D'ailleurs, il recevoir tous les jours de nouveaux avis des préparatifsde guetre que l’Enlpereui .failoic contre le Ducd’Auitiiche,aussi-bienque de la détection de quanute de Princes Le de Villes de l’obeïssancede ce Duc. Ne íe tiouva it donc plus en sûreté à Schafhouse, il enpartit ce jour même a midi par une grosse piuie , pour aller à Lauf-fenberg, qui ett aussi une place sur le Rhein. Dés qu’il fut hors deSchatnoufe, il fit venir un Notaire & des témoins, pour déclarer quetout ce qu'il avoit juré à Confiance il ne i’avoit fait que par crainte,& qu’ainfi il n’étoit pas obligé de le tenir. Néanmoins il écrivoitdans le même tems tout le contraire de côté Le d’autre. Cette con-duire confirma de plus en plus le Concile dans la résolution de tenirla Session au jour Le à l’heure marquée.

XV. Les Députez des Nations s’aflèmblerent doqc à sept heuresdu matin avec l’Empereur & les Cardinaux, pour tâcher de réunirles esprits, Le pour engager les Cardinaux à se trouver à cette Session.Car ils avoient déclaré qu’ils n’y allifieroienr point, si l'on ne faisoitaux Articles des Nations les changemens dont nous avons parlé.Schelfirate (i) nous aprend même que les Ambassadeurs du Roi deFrance rejoignirent fur ce point avec les Cardinaux Le refusèrent ausside se trouver à la Session, si on ne réformoit ces mêmes Articles. IIallégué pour prouver ce fait, les Actes MSS. du Vatican,!’Apologied ’Eugène IF. contre les Pérès du Concile de Balle, 'Jean de Turre~tremata , ou autrement de Eorquemada , Cardinal Espagnol, dans sonLivre de l'Eglise, 8i Roderic Sance d'Areval Evêque de Calahoi ra enCa fi file, dans son Dialogue de l’autorité du Pontife Romain. Je n’aigarde de contredire Schelfirate fur le sujet des Actes du Vatican, puisqu’il en allégué les propres paroles, mais on pourroit douter de leurautorité, comme ont fait Maimbourg , & Antoine Arnaud dans sonOuvrage posthume ( 1 ) contre XnDxíicnzûonàe Schelfirate imprimée àAnvers eu i68z ; & pour les autres Auteurs que Schelfirate a citez, 5cdont il allégué aussi les paroles,on n’y trouve pas que les AmbassadeursduRoi de France ayent refusé de se trouver à la Session I V; mais feu-lement, que plusieurs personnes d’aqTorité, tant Prélats que Docteurs,* n’étoient pas de l’avis de Jean Gerfon & d’un grand nombred’autrestouchant la supériorité d'm Concile général par-dessus le Pape. II fautdire la même chose de la prétendue Apologie pour Eugène IF. CettePiece ne parle point des Ambassadeurs de France,au moins dans Pen-drait qu’en allégué Schelfirate lui-même.Ce que je trouve d’incontes-

table,

ItXXlX- XI, Vijfert. U. p. x 10. II r, AH. & Oefi. p. ua.

í,i) EcUirciffemess fut l’aittorité des Conaies Généraux, p. 13.113.114.

T41?.

Fuite du Papeà , auffenberg,autrementLauffen bourg,V d. Hard.

T, lV.p.%ï-%4.

Stem ap. V d.Hard. i. il. 'p. 400.

Assembléedes Nations »vant la Sjffion,30. Mars.

V. d. Hard,

T. IV.p 84.8;.Scheljír.ub fup.p. 12.-1.1ZJ.

* Voy. Turreer.Summ de Ec-clef Vli. IX.Cap. <79.