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HISTOIRE DU CONCILE
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Von d. Hard.
T. II. p. 403.
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Lettre Apolo-gétique d uConcleà tou-te la Chrétien-
Car il envoya de là un Mémoire, où il n’offroit de céder que sousles conditions suivantes. „ 1. Que PEmpereur lui donneroit un„ Saufconduit en bonne foi me, Sc tel qu’il scroit dictté par fa Sain-„ teté clíemême. 2. Qu’il feroit résolu dans le Concile que le Pa-„ pe jouïroit d’une entiere liberté & fureté, soit devant, soit après„ fa Cession-, mais fur tout qu’il ne feroit point inquiété, quelquechose qu’il pût faire, z. Qu’on ceíîèroit la guerre entreprise con-tre le Duc d’Austriche, tant pour futilité du Concile,qu’afin quele Pape pût aller Sc demeurer librement fur les terres de ce Duc.4. Qu'.après fa Cession il feroit Cardinal Légat perpétuel, par tou-te l’italie, où qu’il jouïroit pendant fa vie du Boulonnois & duComtat d’Avignon, outre une pension de trente mille florins d’orqu’il vouloir qu’on lui assignât fur les Villes de Venise, de Flo-,, rence Lc de Gênes ”. Théodoric de Niem ajoûte qu’il demandoitencore de ne relever de qui que ce soit, & de n’être obligé de rendrecompte à personne, ni de ce qu’il avoit fait, ni de ce qu’il pourroitfaire à i’avenir.
XXXIII. Ce Mémoire, qui fut lû dans une Assemblée des Na-tions , ne servit qu’à les confirmer dans la pensée où elles étoient dé-jà, que le Pape se moquoit du Concile, & qu’il ne cherchoit qu’àîê. gagner du teins, afin de pouvoir sc retirer tout-à-fait, par le se-
13. d’Arril. o.urs que le Duc de Bourgogne lui faifoit efperer. C’est pourquoiles Nations lé rassembleront le même jour, pour concerter la Lettre,qu’on avoit résolu d’écrire aux Rois, aux Princes, aux divers Etatsde l’Europe,aux Académies & à toutes les Communauté?, de la Chré-tienté, afin de justifier la conduite que le Concile avoit été obligéde tenir envers Jean XX[II. Cette Piece est importante, non-feule-ment pour l’Histoire même,mais aussi pour mieux découvrir les mo-tifs & les ressorts qui ont fait agir le Concile, dans tout ce qui est ar-rivé julqu’ici Après un récit abrégé de ce qui s’étoit passé tant auConcile de Pise, qued’puis, jufqu’à celui de Constance, on repré-sente „ que dans ce dernier, où il y avoit plus de Princes, de Pré-„ lats, & de Docteurs qu’on n’en eût jamais vû dans aucun autre,„ Jean XXIIL, pensant plus à son propre intérêt, qu’à l’Union de,, l’Eglise,n’avoit eu à cœur que la confirmation du Concile de Pisequi avoit déposé ses Concurrens, en vertu duquel il avoit étéélû. Mais que le présent Concile, fans prétendre déroger à celuide Pise, avoit jugé unanimement que la Cession volontaire des troisContendans, étoit la voie la plus propre à procurer l’Union, Scqu’on l’avoit proposée à Jean XXIII. avec toute sorte d’honnêtetéSc de respect. Qu’ayant d'abord fait mine d’accepcer ce parti (Pas-se? bonne grâce, Se même juré soìemnellemcnt de le suivre en ef-fet ; tout s’étoit passé au Concile de la maniéré du monde la plustranquille & la plus amiable. Que fur cette parole du Pape, leRoi des Romains avoit promis avec serment, d’avoir une entre-vue
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