Ì4l S .
L’Archevêquede Mayenceenvoys auConcile poury frre sonÁpol )gie.
Oob. Persan.Cosmod. &tat.
VJ. p. 331.Naucl. 1046 .
zoo HISTOIRE DU CONCILE
quelque éclaircissement là-dessus. On a déja dit quelque part que c’é-toit une maxime du Droit Canon, que le Pape ne pouvoit être jugéde personne, que dans le cas d’Hérésie. II eít vrai que cette maximen’étoit pas si généralement reçue, qu’il n’y eût au Concile de très-habiles Doéleurs, qui soûtenoient hautement le contraire, entre les-quels on peut compter Pierre d’Jilli , & Jean Gerfon. Mais commedes sentimens paiticuliers ne peuvent prévaloir contre une Loi ou con-tre une coutume, julqu'â. ce qu’elle soit abrogée par autorité publique,il falloit nécessairement trouver, de maniéré ou d’autre, quelque Hé-résie dans un Pape, quand il s’agissoit de le juger même pour descrimes. C’est pourquoi les Canonistes avoient marqué plusieurs casqui renfermoient une Hérésie implicite, comme, par exemple, leSchisme , parce qu’il donne atteinte à l’Article du Symbole, Je croisune Sainte Eglise Catholique. La Simonie étoit aussi regardée par laplupart, comme une Hérésie, au moins indirecte, aussi-bien queî’opiniâtreté, dans quelque péché que ce soit, après qu’on en a étérepris plusieurs fois. Jean XXIII. étoit dans tous ces cas-là.Un Manuscrit de Breslau porte que Jean XXIII. fût accusé d’avoirnié opiniâtrement, & publiquement ^immortalité de l’Ame, la Ré-surrection des Corps, Sc une autre Vie après celle-ci (1).
Après la lecture de cette Citation, qui fut faite par l’Archevêquede Genes, ce Prélat demanda à l’Assemblée, si elle agréoit qu’on tîntla huitième Session publique le quatrième de Mai suivant, pour lacondamnation de la Mémoire de Wiclef, & de ses erreurs, ce qui ayantété généralement approuvé, on se sépara.
LV. Jean de Nass a u, Archevêque Sc Electeur de Mayence,avoit été un des principaux Protecteurs de Jean XXIII. Ce Prélat,qui s’étoit déja rendu odieux, Lc même redoutable par plusieurs en-treprises, depuis qu’il étoit parvenu à l’Electorat, n’avoit jamais parufavorable à Sigimond, II le traversa, autant qu’il put, dans sonélection à l’Empire, en saveur de Josse Margrave de Moravie. De-puis il se ligua avec les Ducs d’Auítriche Lc de Bourgogne, poursoûtenir Jean XXIII , parce qu’il craignoit le ressentiment de l’Em-pereur, s’il sc rendoit trop puissant en Allemagne par sélection d’unPape qui fût à sa dévotion. Mais la disgrâce du Duc d’Austriche Lcla sévérité du Concile envers Jean XXIII. Lc ses fauteurs, lui faisantappréhender d’être compris dans ce nombre} il envoya, le lendemain
dc
(1) Item quod ipse Dominus Johann. Fap.XXIII. sape, & sapins coratn diverfís Pre-latìs , v «lits honefiis , er probis vìris pertìnaciter , Diabolo [uadentt , dixit , afstruit ,dogmaíir.avit, & asiruxit vitam aternam non esc, nique aliam soft vitam hanc animam,cum corport mari , çr extingui ad injlar anirnaltum bruttrum , diílumque corpus mor-tuum semel, in novìsimo dit minime resurreélurum.
(1) II est souvent appelle dans les anciens Actes Jean de Wicles ou Wicoclef, parcequ’il étoit dune Paroisse appellée Wìcliffe, près de Richemond en Yorkshire, com-me je l’ai appris de Mr. Villa , Prêtre de l’Eglise Anglicane <k Docteur cn Théolo-gie,