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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. II. 233

des autres Villes d’Italie , qui avoient eu de grands démêlez avecl’Empereur, y furent invitez, comme pour recevoir une leçon derespect & d’obéïssence envers fa Majesté Impériale. Lors que le Ducd’Auitriche fut prêt à patente, Sigismond représenta à l’Assemblée,qu’il avoit été obligé d’armer contre Frideric , pour avoir scandalisél’Eglise, en emmenant furtivement le Pape, afin de rompre le Con-cile, autant qu’il dépendoit de lui, êc pour avoir dépouillé plusieursEvêques, Abbez & Eglises, austì-bien qu’un grand nombre de Sei-gneurs temporels, de Veuves & d’Orphelins qui avoient été réduitsà la mendicité par ses usurpations. L’Empereur ajoûte qu’il avoit ju-ré de ne faire ni Paix ni Trêve avec ce Duc,mais que cependant com-me il sc présentoir pour demander grâce, il ne restisoit pas de la luiaccorder, pourvû qu’il pût le faire sens violer son ferment, fur quoiil demandoit l’avis du Concile. Les Députez, après avoir délibérépendant quelque tems, reprélenterent à l’Empereur, qu’il ne s’agis-lòit pas d’unc Paix d’égal à égal,mais de recevoir en grâce un Vassal,& un Prisonnier, & qu’il n’y avoit rien de contraire à ses sermonsdans une démarche si généreuse, & si pleine de clémence. L’Em-pereur se rendit à ces avis, & ausiî-tôt les Députez envoyerent par sonordre quatre Prélats pour aller chercher le Duc. II entra doncdans l’Assemblée, ayant à ses cotez Frideric Burgrave de Nurem-berg son Neveu, & Louis de Bavière son Allié, qui auísi-tôt sejetteront aux pieds de l’Empereur pour lui demander la grâcede leur parent. Le Burgrave en particulier s’adrefse à l’Empe-reur en ces termes, qu’il prononça a haute voix : Frideric Ducd'Juftriche mon Oncle ici présent m'a prié d'intercéder auprès de V, M.

de lui demander pardon d.'avoir offensé votre Majesté , (F le Con-cile , & devoir commis quantité d'excès contre les Ecclésiastiques & lesSéculiers , les Monastères , les Fcuves , les Orphelins & c. il se remet,lui , se s Domaines , ses biens , & généralement tout ce qu'il poste de ,tout ce qu'il peut prétendre au pouvoir & à la miséricorde de F r . M. /.& promet de ramener Jean XXIII. à Constance , demandant seulementpour (on propre honneur , qu'il ne soit fait aucune violence à ce Pape ,non plus qu'à ses gens, dans leur personne ni dans leurs biens. Aprèsce Discours le Duc d’Austriche s’avança & se jettant à genoux de-manda pardon à l’Empcreur , & confirma les mêmes soumissionsque le Burgrave avoit faites de se part, promettant de plus a mainsjointes de ne jamais rien entreprendre ni par lui, ni par aucun autrecontre se Majesté Impériale. Sur quoi Sigismond lui présenta la main& lui accorda se gxzcc.Reichenthal jx) & Stumphius (b) rapportent qu’a-

près

(4) Ces Portes ne font pas nommées.

(<) Ryjen dans la Jutlande.

(6) Déficiente illic rot Ile , musca ulterhis frustra volare non curarunt, Nìem, ub.sepr./’. 406.

Tom. I. Gg

MI fr

(a'Fol Co, a.(b