rsr HISTOIRE DU CONCILE
1,415; pour y répondre, déclarant qu’il n’avoit pas besoin de les voir, parce d
qu’il tenoit le Concile infaillible, 8c qu’il s’en rapportoit à l’Acte de L
foûmission qu’il avoit mis entre les mains des Cardinaux. II les sup» a
plia seulement de ménager son honneur 8c íâ fortune, 8c de rendre 0
à l’Empereur une Lettre qu’il lui écrivoit pour lui demander la mê- c
me grâce. a
à^l'Em^ereur 2 LXXXVII. C r t t e Lettre ne mérité pas d’étre supprimée.y<?^ li
Von d^Hard^T. XXIII. y appelle l’Empereur son cher fils,se regardant encore com- 1
IV.p.z59. me Pape. Après avoir fait l’éloge de fa prudence 8c de ses autres ver- I
tus; mais fur tout de fa clemence 8c de la générosité avec laquelle il c.
avoit toûjours pardonné les plus mortelles offenses , il le fiait reífiou- c
venir de leur ancienne amitié. 11 lui représente „ que c’est à íà re- f
„ commandation, par ses foins ,êc ses Négociations dans toute l’Eu- ^
,, rope, qu’il a été élevé 8c affermi fur le thrône Impérial. Que è
,, depuis, toutes les fois que l’Empereur a jugé que fa présence ou„ son secours lui étoit nécessaire, il n’a épargné ni peines ni dé- r
„ penses, pour répondre à ses intentions, même au préjudice de fies I
„ propres affaires, 8c de ses plus chers intérêts. Que lors qu’il avoit ^
,, fallu assembler un Concile, il avoit fait tout ce que l’Empereur r
„ avoit souhaité, par rapport au tems, 8c au lieu, jusqu’à accepter c
,, une Ville qui lui étoit justement suspecte; Qu’étant sollicité de s’y 1
„ rendre par ses Ambassadeurs il avoit répondu qu’il iroit infaillible- 1
„ ment, sain ou malade, quand il auroit dû s’y transporter à pied, tout c
„ goûteux qu’il étoit, 8c que s’il venoit à mourir il y feroit plutôt 1
„ porter son corps que de manquer à fa parole (1). Qu’en effet il y 5
„ étoit arrivé le premier malgré les avis qu’on lui donnoit, 8c le 5
„ grand intérêt qu’il avoit de retourner à Rome, pour y recouvrer y
„ ion autorité ”. Après ce long étalage de reproches indirects, plus y
capables .d’offenser l'Empereur que de le fléchir, il lui témoigne qu’il 5
n’a plus de ressource qu’en lui dans l’extremité fâcheuse où il íè trou- ’
ve, 8c où il ne dissimule pas d’être tombé par fa faute (1), il le sup- 5
plie instamment de lui rendre amour pour amour, de lui pardonner, 5
s’il lui a donné quelque sujet de chagrin , 8c d’interceder auprès du '
Concile en fa faveur, afin qu’après fa démission, qu'il a offerte depuis 5
fi long-tems , U qu'ìl lui a même mise entre les mains plus d'une fois ,onpourvoye à fa subsistance 8c à son honneur. Sigismond ne fut pas ladupe de cette humiliation tardive. Elle avoit été précedée d’une troplongue fuite d’injures 8c elle étoit arrachée par une trop violente ex- p
trémité, pour fe pouvoir persuader qu’elle fût bien sincere. On a r
Theod, Niem. ap. vû ailleurs les discours insolens 8c injurieux que le Pape avoit tenus f
xTu ’p Ha Q dt ’ à l’Empereur avant son évasion. Depuis, il n’avoit cessé de le.dif- r
•M° 7 * f amer p ar p es Ecrits dans toute l’Eu rope, 8i de l’accuser par tout
d’avoir
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(1) Si pedum ofpciìs , aut ttìnm claudìcantìbus calcancis id foret agendum, id idemnihilomimts ageremus. JJemum et fi ab luce nos mtgrare contingeret in fattifacíìonem prí-