;6z HISTOIRE DU CONCILE
Mis» rée Evêque d’Arras & un Docteur en Droit nommé Pierre Cauchon (i ).Je remarquerai ici en pasiant, fur le sujet de l’Archevêque dc Besan-çon & de l’Evêque d’Arras, deux particularité? assez considérables& que je n’aurois peut-être pas occasion de placer ailleurs. Cellesponà, aiann, qui regarde l’Archevêque de Besançon m’est fournie par Sponde ,1414 n.xui. qui p a tirée des Actes Manuscrits de la Bibliothèque de St. Victor.
II d t que cet Archevêque, étant arrivé à Constance, prétendit, envertu d’un privilège accordé à son Eglise, que dans la premiere visitequ’il rendroit au Pape*, ce dernier étoit obligé d’aller trois pas audevant de lui, mais que le Pape le refusa, & commit l’exaraen de laprétention de l’Archevêque, aux Cardinaux d’Aquilée Sc de Plaisan-ce. L’Auteur de Y Histoire Ecclésiastique d'Allemagne nous apprend,que les Archevêques de Besançon portoient autrefois le titre de Prin-ces Souverains de l’Empire. Les Actes ne disent point commentl'assaire se termina. Pour ce qui regarde l'Evêque d’Arras , Mr.Dupìn.'Bibl. dis YDupin m’aprend qu’ii étoit de l’Ordre des Frères Prêcheurs, qu’iljîut.EccLsiech avoit défendu les Propositions de Jean Petit par un Traité qui sexy.p.%5. trouve manuscrit dans la Bibliothèque du College de Navarre avec laRéponse , Lc que le Duc de B/rurgogne le récompensa de ce Trai-té en lui faisant avoir l’Evêché d’Arras. Martin Porrée mourut en142.6.
Lettre du Duc XXII. Cependant l’affaire de Jean Petit ne fut pas long-de Bourgogne tems fans être agitée & même avec assez de chaleur. Ce fut le Ducde*’E»l?se CZ Bourgogne lui-même qui le premier y donna lieu par une LettreGallicane à fiu ',1 écrivit quelques mois après aux Députez de la Nation GallicaneConstance. au Concile, &' qui fut présentée le 26. Mai à l’Assemblée de cet-te Nation, par l’Evêque à'Hrras & Pierre Cauchon Envoyez de ceDuc au Concile. Cette Lettre étoit une Réponse à deux Lettres quece Duc avoit reçues de la Nation Gallicane par l’Evêque de St. Pons^(a) Abbaye en & par l’Abbé de Monstier St. Jean (a) son Conseiller, & il prie lesBourgogne. Députez de la Nation Gallicane d’avoir en eux une entière créance.
Voici la Lettre presque toute entiere(z). „J’ai reçu ì dit le Duc> deux,, de vos Lettres (veftrarum circumspeElionum) qui m’instruifent d’a-„ bord du misérable état où l’ambition des Concurrents a mis Sainte„ Mere Eglise , & du procédé qu’a tenu notre Seigneur le Pape„ d’aujourd’hui, à votre grand mécontentement. Vous m’y appre-,, nez, comment il s'est retiré de votre Sacré Concile, & par quel-,, les tergiversations il diffère d’accomplir ce qu’il doit, 5 c ce qu’il„ a promis pour l’Union de l'Eglife. Enfin vous me priez très-gra-,, cieufement de ne point recevoir ni souffrir notre Seigneur le Pape
„ dans
(0 Evêque de Beauvais 8c puis de Lifieui. Voyez Mcreri.
(1) L’inscription portoit, Reverendijsìmis m Christo Patribus ac Venerabïlibus & T)tc-tìjfimis Viris Natìenis Gallican* in Sacre Concilio GenJlamU existentibus amkii rmis pra-cariffìmis.