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DE CONSTANCE. Liv. IIL 41s
sur le sujet de l’Eglise. Voici les paroles que cet Auteur met dans labouche de J. C. parlant à son Epouse: J fin que je fiufise ton Epoux ^ ilfiuffiroit qu'il y eût un seul juste sur la terre , quand même tout le reste dumonde seroit hérétique -, Sc il dit un peu plus loin, que tous les justes {stles fidèles qui font dans le monde , {st qui y vivent saintement , sont lavraie Epouse de J. C. quand mime il n'auroit point de Vicaire sur lat-erre. Je ne croi pas que jamais Jean Hus ait rien dit de plus fort furie sujet de l’Eglise Romaine, du Pape, & des Cardinaux, que cequ’en dit alors Gerfion , dans le Traité où il prouve qu’on peut re-trancher le Pape de T Eglise ì Sedans un autre qu’il compost peu detems avant le Concile touchant la Réformatìon de l'Eglise. II dit en-tre autres choses dans ce dernier Traité -, ,, Que l'Eglise universelle„ est composée de divers Membres, qui ne sont qu'un seul Sc mêmeCorps, Grecs, Latins, Barbares, Hommes, Femmes, Païíans, N ca-bles, pauvres ou riches, pourvu qu’ils croyent en J. C. Que J. C.est le seul Chef de cette Eglise-là, Sc que les autres, comme lePape, les Cardinaux, les Prélats, le Clergé, les Rois, les Prin-ces, Sc le Peuple en sont les Membres, quoique dans un ordre in-égal. Qu’on ne peut ni ne doit dire que le Pape soit le Chef decette Eglise,mais qu’il est seulement le Vicaire de J. C. faisant sesfonctions fur la terre, (1) pourvû qu’il ne soit pas dans l'erreur, oudans le Schisme. Que tout homme se peut sauver dans cette Egli-se, St dans fa foi, quand même il n’y auroit point de Papeau mon-de, Sc qu’il seroit impossible d’en trouver un, parce que c’est danscette feule Eglise Universelle, que la foi de J. C. est fondée,Sc quec’est à elle qu’a été donné le pouvoir de lier Sc de délier, lequelpouvoir se conserveroit dans tous les Fidèles qui sc trouve: oient aumonde,quand même il n’y auroit point de Pape; Que c’est à cetteEglise-là qu’appartient l’infaillibilité, &C sindefieclibilité (z). Maisqu’il y a une autre Eglise particulière Sc privée, qu’on appelle A-postolique, qui est renfermée dans l’Eglise universelle, Sc composée„ du Pape, des Cardinaux, des Piélats,Sc des Ecclésiastiques”. Ona, dit-il, accoutumé de l'appeller V Eglise Romaine, {st on croît que lePape en est le Chef ., & que les autres Ecclésiastiques en font les Membres.Cette Eglise peut errer , Je tromper elle-même & tromper les autres , êtreHérétique (st Schématique {st même défaillir entierement , {st elle n'ad'autorité qu'autant que lui en donne l'Eglise universelle dont elle estp instrument {st le Ministre. A l’égard des Papes, voici ce qu’il endit dans le même Traité. „ Qu’on doit supposer que toutes les Conf-„ titutions Sc les Loix faites en faveur du Pape, des Cardinaux Sc„ des Prélats Sec. ne tourneront ni directement ni indirectement, ni„ en tout,ni en partie, au préjudice ou à la désunion de l’Eglise. Que„ si pour le bien d’un Roiaume, on dépose un Roi héréditaire, à
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(2) C’est-à-dire, qu tlle ne peut jamais défaillir,
T o M. I.
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De auferibilita-te Papa ab fcc-clefia. Gers. T.II. p. 205.
Gers. ubi fûp. ■p. l6ï. t? ap.
P d. HardiT.I.p.óS.
Gers. ubi fup. p.163. D.
Cap. V.
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