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Tome premier.
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4.68 HISTOIRE DU CONCILE

*415* „ de, état 8 c prééminence qu’il soit,fût-il Cardinal,Patriarche, Ar~

,, chevêque, ou de quelque autre Dignité que ce soit, sera par là,.

„ 6 c incontinent, privé de tout état Ecclésiastique, ôc chassé des,, portes de l’Eglise (1), comme un Simoniaque, & un Sectateur de„ Giejl(z) ì Lc leurs Bénéfices, 6 c Offices seront conférez à des sujets„ qui en feront dignes. Comme le Concile de Pise a fait fort à pro-„ pos un don Lc une remise générale aux Prélats, de tout ce qui,, pouvoit être dû d'arréragés à cet égard, la raison d’une pareille re-„ mise paroissant d’autant plus évidente à présent, que les prétextes„ de ces dettes font recherchez, Lc la maniéré de les exiger violen-,, te. A ces causes, le présent Concile remet généralement, tout„ ce qui fous ces prétextes peur être dû à la Chambre Apostolique,„ 6 c au College des Cardinaux, casse, 6 c annulle toutes, obligations,

,, instrumens, notes, abréviations, stipulations, données ou reçues„ à, cette occasion, comme aussi tous les procès qui s’en font ensui-„ vis, & donne aux Archevêques, Lc aux Patriarches (3) plein pouvoir„ d’absoudre de la Sentence d’Excommunication, tous ceux qui de-„ manderont de l’être à ce sujet, comme aussi de l’irrégularité qu’ils„ pourroient avoir contractée cn faisant le Service Divin, étant dans,, les liens de PExcommunication, en leur donnant des Lettres mu-„ nies de leurs Sceaux. II autorise pareillement les mêmes Prélats„ à poursuivre par censures Ecclésiastiques, jusqu’à implorer 1 e se-,, cours du bras Séculier, tous ceux qui enfraindront ladite Ordon-„ nance ”,

Ce Projet lû, Jean Guiard, Notaire du Concile, 8c de la NationFrançoise, sit, par ordre, 6c à la réquisition de Maître Ponce Simo-net Docteur en Théologie, la lecture d’une Déclaration de Charles.VI. pour la suppression des Armâtes, dont il a été parlé dans l’Histoi-(a) ukfttpr. re du Concile de Pise (a), fur l’an 1407.

Ces Lectures achevées, l’Evêque du Puy en Velay (4), avec Pon-ce Simonet , prononcèrent qu’il falloit abolir les vacances ou Armâtes,puisque le Roi très-Chrétien,& un Concile solemnel de l’Eglise Gal-licane l’avoient ainsi ordonné. Cette déclaration fut d’abord suiviedu suffrage de plusieurs, qui dirent tout haut, places , placet. Maisil v en eut d’autres, qui trouvant l'affaire importante Lc délicate, fu-rent d’avis qu'on en délibérât plus meurement, Lc qu’on prît les voix.de chacun. Quelques autres proposcrent d’opiner par Scrutin, afinque chacun pût dire plus librement son sentiment. Enfin il y en eut,.,qui proposèrent de députer aux autres Nations, pour avoir leur con-

curren-

, (ri limmibui Ecclefin exclufus. Mr. Bourgeois n’a pas jugé à, propos de traduire ces

paroles.

(a) C’est encore ce que Mr. Bourgeois n’a pas traduit.

(3) Auhìepïjcopìs & Patriarchis. Mr. Bourgeois met aux. Archevêques c? aux Ev&.r

qifts

' (4) !! s’appelloit Elie de TEstrange. II fut élû en 1377. 8c mourut en 1418,