Band 
Tome premier.
Seite
507
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. IV. jo 7

si elle y avoit trouvé de la Simonie. Qerson répond que les gensde bien., & les personnes éclairées ont écrit Sc parlé fortementcontre cette Coutume St que le Concile l’a condamnée St pu-nie sevérement dans la personne d’un Pape. On emprunte la sixiè-me raison des conséquences fâcheuses qui fuivroient du principede Gerson , parce qu’il n’y auroit presque aucun Ecclésiastique quin’eût été reçu par des voies Simoniaques, St qui ne fût par con-séquent indigne d’adminiltrer les Sacremens au Peuple Chrétien.Gerson ne nie pas la conséquence, à l’égard du plus grand nom-bre , mais il dit en même tems que Dieu usera de miséricorde enversle Peuple ignorant à cet égard, St dans le fait St dans le droit, auffi-bien qu’envers plusieurs Ecclésiastiques qui ont pu aussi pecher parignorance, entraînez par les mauvais exemples, ou par la passion del’avarice, plutôt que par aucune erreur opiniâtre dans l’Entendement.C’est à mon avis .ce qu’il y a de plus essentiel dans ce Traité.

XL1II. Les Sessions publiques étoient alors moins fréquentes,sons doute à cause de l’abíènce de l’Empereur. Mais il arrivoit tou-jours quelque nouvel incident pour donner dc l’exercice au Concile.Environ ce tems-ci, Guillaume de Diefl , Evêque de Strasbourg, avoitété arrêté à Molsheim, par ordre des Chanoines St des Magistrats deStrasbourg, pour avoir voulu aliener quelques biens d'Eglife. L’Evê-que en ayant fait des plaintes au Concile, l’Electeur Palatin si t assem-bler les Nations pour délibérer fur les moyens de terminer cette affai-re. L'Evêque aussi-bien que les Magistrats St les Chanoines de lamême Ville, qui l’avoient soit arrêter, avoient déja envoyé leurs A-vocats au Concile. Ayant donc comparu dans cette Assemblée, lesAvocats du Chapitre St de la Magistrature représenterent qu’ils n’a-voient fait arrêter l’Evêque, que fur ce qu’on avoit craint, qu’il n’yeût du danger dans le moindre retardement, parce qu’on avoit eu desa\us certains, que l’Evêque vouloir aliener le Château de Born ì Stla Ville de Zabern ou Saverne ( 4 ), à dessein de les mettre entre lesmains de quelques Séculiers, pour une certaine somme d’argent, qu’ilvouloir employer à se marier. 11s ajoûtoient que cet Evêque avoitdéja vendu plus de vint Châteaux appartenans à l’Eglise de Stras-bourg pour acheter des terres, qui lui appartinssent en propre, Scqu’cn un mot il avoit dissipé tous les biens de cette Eglise. Niem ,qui rapporte ce soit dans son Histoire de Jean H//L, y ajoute quecet Evêque gouvernoit l’Eglise de Strasbourg depuis plus de 18 . ans,étant purement Laïque, Sc sons avoir reçu aucun des Ordres Ecclé-siastiques. II n’y avoit rien de plus ordinaire en ce tems-là, que cctabus dc donner des Evêchez à des Princes Séculiers, qui les gouver-nent

MIJ.

Affaire de I'E-vêquedeStrai-bourg.

7.Dec.

V. d. Har. T.IV.MJI.

Niem ap.V.d.Har.T.lLO.^xá .

Niem ap. V d.Har.TM.p 4 * 7 -

(3) Dolesttat vulpis per lupi rapacìtatem non txeufatur. p. 8. 9.

(4) Petite Ville à 6. lieues de Strasbourg, où l’Evêque de cette Ville faisoit or-dttiaùeinent sa résidence.

Sssz