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Tome premier.
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D E CONSTANCE. Liv. IV. fzy

myrrhe , sit dans son Sermon un parallèle perpétuel des trois Rois Es- 1416.pagnols, avec les prétendus Rois d'Onent. Personne n’étoit plus ^

propre que Vincent Ferrier à ramener le Peuple de son entêtementpour Benoit XIII. Outre qu’il étoit éloquent, & en réputation d’uneSainteté tout extraordinaire, il avoit été sort avant dans les intérêtsde ce Pape, dont il étoit Confesseur depuis plusieurs années. On pré-tend même que ce fut Vincent Ferrier , qui contribua le plus à l’obs-tination de Benoit XIII. dans le Schisme, íòít qu’il fût complice deson hypocrisie & de son ambition, soit qu’íí en fût la dupe. Il avoitpourtant eu tout le tems de s’en désabuser, puis qu’il y avoit plus dedix ans, qu’il étoit témoin de ses fuites & de ses artifices. Enfin lorsque Vincent vit, qu’il n’y avoit plus moyen de soûtenir Benoit , fansse rendre suspect lui-même, &c que les Rois d’Espagne étoíent sur lepoint de l’abandonner, il l’exhorta vivement à céder -, son éloquen-ce y échoua, mais pour s’en vanger au profit de l’Eglise, il devintle plus ardent de ses ennemis, après avoir été son plus zélé défen-seur.

LVII. Les Espagnols ayant rejetté Pierre de Lune , il n’y avoit Sermon fur Irplus qu’à travailler incessamment à unir ensemble toutes les Nations, déformation,.C’est à quoi tendoit un Sermon que prononça un Religieux de l’Or-dre de Prémontré , le jour de la Purification de la Vierge, fur cesparoles de St. Paul-, ne devez rien à personne , Jînon que vous vous ai-miez l'un Vautre. Comme il n’y a presque rien dans ce Sermon quiregarde le Concile en particulier, je n’en aurois pas parlé si je ne l’a-vois trouvé d’un caractère assez rare en ce tems-là. On n’y volt nipointes, ni fleurs de Rhétorique, ni emportement, ni étalage d'éru-dition, ni citations d’Auteurs profanes. Les Pérès même n’y font al-léguez que fort sobrement. Le stile en est doux, simple, jffectueuxjles raifonnemens en font solides & clairs, les preuves font tirées del’Ecriture qui y est alléguée fréquemment,& toujours fort à propos.

Un Prédicateur qui prêcheroit aujourd’hui fur ce modèle pourroits’assurer de ne pas mal prêcher. Celui-ci exhorte fortement les Pérès,à achever l’Union de l’Eglise Latine, afin d’attirer les Grecs, & enmême tems ceux d’entre les Infidèles dont la conversion est ar-rêtée par le Schisme, parce qu’ils ne savent quel Parti prendre, &que s’ils se joignent aux Grecs ils craignent d’être anathématisezpar les Latins.

L VIII. Qv e l q_u e s jours après la lecture de la Capitulation de On jure d’ófc*Narbonne, le Concile s’assembla pour en jurer solemnellement l’ob- server 'a Capì.servation, comme on en étoit convenu à Narbonne même. Cette so- Narbonne 6lemnité se fit bien dans la Cathédrale, où on avoit accoûtumé de te-nir les Sessions publiques, mais comme les Espagnols ne reconnois- 4. Fevr.soient pas encore le Concile, on n’y fit point les cérémonies ordinai-res dans chaque Session, Lc on n’y célébra point l’Office Divin. Ce v. d. Hari.m fut pas le Cardinal de Viviers non plus qui présida à cet Acte, par

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